Les particules fines, un danger présent partout

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En Europe, nous sommes encore loin de "l'airpocalypse", comme ici en Chine (c) Nopanic.fr

Nous sommes loin de l’airpocalypse, comme parfois en Chine. Mais ce jeudi 24 mars, Paris et sa région connaissent déjà leur sixième pic de pollution depuis le début de l’année. Zoom sur ces différentes microparticules, à l’origine de ces alertes à répétition.

Toussotements, gorge irritée, picotements des yeux, palpitations… Voici quelques désagréments provoqués par ce fameux smog, ou nuage de pollution.

La cause : les particules fines, invisibles à l’oeil nu. Depuis 2012, l’OMS les a rendues responsables de cas de cancers du poumon.

Les plus dangereuses pour notre santé sont les PM2,5.

De la taille du micromètre, elles entrent aisément dans nos poumons. Or, elles contiennent différents éléments chimiques nocifs pour notre organisme (carbone, plomb, soufre, nitrate, etc).

Nos modes de vie et de consommation nous poussent à les fabriquer sans arrêt.

En 2012, l’OMS a relevé la concentration en particules fines PM2,5 dans 81 villes françaises de taille variée. La moyenne s’établit à 18 µg/m3.

A ce niveau, la ville d’Antibes se place dans les cinq premières villes de l’Hexagone les plus touchées par ce phénomène.

Il ne faut pas oublier aussi les PM10. Ces particules sont plus grosses que les précédentes, elle pénètrent donc moins facilement dans notre système respiratoire.

Sur l’année, l’OMS a indiqué un seuil « de qualité » de 30 µg/m3. La limite est fixé à 40 µg/m3.

Ces deux types de particules sont massivement générées par les moteurs diesel. 87% des PM10 en sont la conséquence.

La France a longtemps vanté le diesel, avant de se rendre compte du danger.

En janvier 2015, plus d’un véhicule sur deux (57%) était motorisé diesel. Et entre janvier et octobre 2015, 87% des achats de quatre-roues ont ce défaut (« 455.345 » en tout, selon le vice-président du Bureau d’informations et de prévisions informatiques, Eric Champarnaud).

En France, l’absorption des particules fines causerait à terme entre 6.000 et 9.000 décès chaque année.