Les Niçois croquent la Goji

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Une petite baie rouge, de forme allongée au goût sucré envahit les étals des épiciers et pharmaciens niçois. A la mode depuis le mois de janvier, la goji ou gogi serait une sorte de superfruit déclaré « trésor national » par la Chine. Présenté comme un miracle pour la santé, riche en antioxydants et en vitamine C, il séduit aujourd’hui les Niçois en quête de remèdes naturels.C’est au rayon diététique des pharmacies et parapharmacies niçoises, entre le jus d’aloe vera et les mûres blanches séchées que l’on trouve une drôle de baie aux vertus supposées « miraculeuses », les baies de Goji / Gogi. Utilisées depuis des siècles dans l’alimentation et la médecine chinoise, elles sont aujourd’hui les vedettes des marchés aux épices et des boutiques d’alimentation bio.

Plus riches en tout

Cultivées sur les Hauts plateaux du Tibet, ces baies rouges sont consommées pour leurs vertus nutritives et anti-oxydantes, séchées ou en jus. « La plupart de mes clients les mâchent ou les mélangent à un yaourt », confie Sylvain vendeur d’épices sur le marché du Cours Saleya.

Réputée pour contenir 19 sortes d’acides aminés et près de 21 oligo-éléments allant du zinc, au fer, la Goji renferme plus de bêta carotène que les carottes, plus de vitamines C que l’orange et autant de calcium que le lait. Une réputation de « tout en un », qui séduit selon Myriam, pharmacienne. « C’est une baie naturelle qui agit comme 10 médicaments ». Pour une cure optimale, elle conseille d’en grignoter une poignée (soit environ 30 gr.) « chaque matin pendant 8 mois  ».

Si les baies de Goji ne présentent a priori aucun danger, «elles sont déconseillées aux patients sous anticoagulants», prévient Myriam.

Plus chères que tout

Ce qui distingue vraiment la Goji, c’est son prix. Efficace peut être, chère sans doute, les baies de Goji sont une tendance pour la laquelle il ne faut pas lésiner sur la dépense. Si le cours du fruit est fixé à 22 € le kilo, soit l’équivalent d’une cure mensuelle, les consommateurs niçois auront beaucoup de mal à s’en fournir en dessous de 25 €. La Goji ne semble pas connaître la crise.

Ophélie Grosshans