Les jeunes n’échappent pas à Parkinson

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Ce mercredi se déroule la journée mondiale de Parkinson. Chaque année près de 14 000 nouveaux cas sont diagnostiqués en France. Contrairement aux idées reçues, 5% de ces patients ont entre 20 et 50 ans.

« Lorsque mon neurologue m’a annoncé le diagnostic, je n’y croyais pas. » C’était il y a deux ans. Julien*, agent immobilier niçois, apprenait qu’il était atteint de la maladie de Parkinson. « Je ne pensais pas qu’à 25 ans il était possible de contracter cette pathologie, poursuit Julien. Pour moi, c’était un truc de vieux ! » Chaque jour pourtant, sur les vingt nouveaux malades diagnostiqués dans le monde, l’un d’entre eux est un jeune. « Les personnes de vingt à soixante ans sont diagnostiquées prématurées par rapport à l’âge élevé d’apparition de cette maladie explique le docteur Said Bensakel, neurologue à Nice. Ce sont donc de jeunes parkinsoniens présentant des symptômes autres que les tremblements habituels. » Les signes cliniques étant peu évidents, le diagnostic est très souvent retardé. « Les patients sont victimes de raideurs au niveau des mains et des pieds, poursuit le docteur Bensakel. Ils font également face à une lenteur inhabituelle ainsi qu’à des mouvements incontrôlés. »

Une maladie incurable

Ancien chirurgien ophtalmologue, Gabriel Albertini est également atteint de la maladie de Parkinson depuis douze ans. Aujourd’hui, délégué de l’association France Parkinson à Nice, il tente d’aider les nouveaux malades. « J’ai moi-même été jeune parkinsonien puisque j’ai contracté la pathologie à 50 ans, explique Gabriel Albertini. Il existe des traitements mais les effets secondaires sont inévitables et les patients ont besoin de soutien moral. » Autant physiques que psychologiques, les conséquences de la prise de dopamine sont handicapantes. Addiction au jeu, hyper-sexualité ou même troubles alimentaires sont des effets courants. « Ils peuvent être réduits ou disparaître par simple modification de la posologie, affirme le docteur Zeitoun, psychologue à l’hôpital de l’Archet à Nice. Mais encore faut-il que le patient ose nous en parler. »

Coralie Bouisset