Les Français, précurseurs et acteurs du cinéma d’animation

0
60

Le cinéma d’animation français est à l’heure de la célébration. Le mois d’octobre fête sa 14e édition dans plus de 100 villes de France. Sa vocation : sensibiliser au cinéma “image par image”. L’émergence du film d’animation n’existerait pas sans les prouesses de certains réalisateurs français. Cet engouement n’est pas prêt de cesser.

Présentation de la Fête du cinéma d’animation

Le maître de l’optique

Le cinéma d’animation, synonyme d’illusion. Emile Reynaud en est le génie. Au 19e siècle, il invente le praxinoscope. Ce petit jouet donne vie à l’image. Emile Reynaud perfectionne sa technique en créant la compensation optique. En véritable magicien de l’animation, il réussit à combiner 12 images qu’il fait défiler rapidement devant un miroir. L’illusion porte ses fruits. Le spectateur est comblé. L’ancêtre du dessin animé voit le jour pour la première fois en 1877.

Des élèves qui apprennent vite

Les Français ont dépassé le maître sans tarder. Les Frères Lumière, sous la direction de leur père, vont créer une machine capable d’enregistrer des photographies en mouvement. En 1895, le pari est réussi. Beaucoup vont s’inspirer des techniques d’animation déjà existantes pour innover. Place à la couleur, en 1920. Quant aux géants américains, Walt Disney et Tex Avery, ils dominent le marché du dessin animé dans les années 20. Mais les Français ne sont jamais bien loin. Ils réussissent à imposer aussi leurs styles. Exemple de Paul Grimault avec Le Roi et l’Oiseau en 1980.

Savoir se démarquer

La plume fait toute la différence. Les réalisateurs de l’hexagone sont réputés pour leurs scénarios originaux. Mais aussi, pour l’utilisation de techniques de dessins très variées. Pixel, 2D, Cartoon, Réaliste, Motion Capture… Tous les styles y passent. “La Fabrique” est l’un des studios d’animation très en vogue. Cette maison de production française, créée en 1987, a collaboré avec l’équipe technique de Kirikou.

Un marché au coude-à-coude

La compétition fait rage entre Français et Américains. La présidente du Centre National du Cinéma, Frédérique Bredin, affirme dans un communiqué que les résultats dans le secteur de l’animation sont bons pour la France. Selon elle, l’importance d’une prise de risques des producteurs est vital pour rester compétitif et novateur. “L’objectif est de poursuivre notre soutien à tous les stades de la création”, poursuit-elle.

(sources : site officiel de la AFCA, communiqué de presse du CNC du 15/06/2015)
Par Éloïse Robert et Mélina Nicolleau