Les faillites d’entreprises ? La faute aux politiques !

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Grégoire Chertok, banquier d‘affaires et élu UMP de Paris, épingle la politique du gouvernement. Pour lui, « l’Etat n’a plus de marges de manœuvre financière ». Quant à une loi visant à taxer les entreprises dites « rentables » qui licencieraient, elle ne le séduit pas du tout.

PSA, Goodyear, Petroplus… la liste des entreprises françaises en difficulté se fait chaque jour plus longue. D’après une étude de la Coface (Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur), 62 000 d’entre elles pourraient faire faillite en 2013.

A qui la faute ? Grégoire Chertok, invité à débattre à Nice sur le thème de « l’éthique et l’argent », s’est trouvé des responsables. Pour le banquier d’affaires qui est aussi élu UMP à Paris, ce ne sont pas ses congénères du monde bancaire, mais… les responsables politiques ! « L’Etat n’a plus de marges de manœuvre financière », explique Grégoire Chertok. Si bien que les dirigeants actuels sont incapables, dit-il, de mettre en place « une politique de relance ». Notre homme oublie un peu vite que les banques ne se montrent pas très disposées à financer l’investissement des entreprises par le crédit…

Et une loi visant à taxer les entreprises dites « rentables » qui licencieraient n’est pas du genre à enthousiasmer Grégoire Chertok : « Les entreprises ne licencient pas par plaisir, mais souvent pour survivre ». « La vie, la santé, l’amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? », disait la patronne des patrons, Laurence Parisot. Grégoire Chertok en penserait-il autant ?

Sarah Aboutaqi et Moussa Sarr