Les différentes inégalités face au chômage

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Le taux de chômage en France s’élevait à 10,8% d’actifs en ce début d’année. Cependant, les Français ne sont pas tous égaux face à ce fléau.

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Le sexe, l’âge, la formation et la catégorie socioprofessionnelle influencent vos chances de retrouver un emploi. Malgré une amélioration ces dernières années, le sexisme continue jusqu’à Pôle emploi. Les entreprises délaissent les femmes en raison de préjugés ancrés dans la société. Les patrons redoutent le congé de maternité et la nécessité de trouver un autre salarié pour remplacer l’employée.

L’importance de l’âge

L’âge joue également un rôle primordial. Près d’un jeune sur quatre est au chômage. Les chefs d’entreprise recherchent des employés ayant acquis de l’expérience. Résultat, les jeunes sont les plus touchés par la crise économique. Ils sont relégués au bout de la file d’attente.

Le rôle du diplôme

La situation devient plus complexe selon le niveau d’études. Un jeune adulte sortant de l’école sans diplôme se complique la tâche. Les étudiants disposant d’un bac +2 sont privilégiés par les employeurs. Les entreprises préfèrent recruter des BTS ou DUT car ces diplômes mélangent la pratique et la théorie. Les étudiants prolongeant leurs études risquent de se spécialiser dans un domaine en particulier et auront du mal à retrouver un emploi en cas de perte de leurs fonctions.

Un chômeur sur deux est ouvrier

Enfin, la catégorie socioprofessionnelle influe grandement sur vos chances de rejoindre une nouvelle entreprise. On constate que les ouvriers sont les plus touchés par le chômage. Les causes sont la fermeture de nombreuses usines en France. En 2013, elles étaient près de 200 à cesser leur activité. De plus, le métier d’ouvrier nécessite peu de formation. Pour cette raison, les entreprises préfèrent délocaliser leurs usines dans les pays où la main d’œuvre est moins chère. De l’autre côté, les cadres sont plus susceptibles de retrouver un emploi rapidement. Leur profession nécessite une formation supérieure, plus recherchée par les employeurs.

La courbe du chômage devrait poursuivre sa croissance. L’Union Nationale Interprofessionnelle pour l’Emploi dans l’Industrie et le Commerce (UNEDIC) publiait mardi son rapport. Il prévoit une augmentation de 63 200 demandeurs d’emplois pour 2014.

Eole Toutain