Les capacités intellectuelles en baisse dès 45 ans

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Une étude de l’Inserm et l’University College de Londres a révélé ce vendredi que les capacités cognitives humaines déclinent à partir de 45 ans. Une nouvelle inquiétante mais qui pourrait permettre de mieux soigner« Les capacités cognitives s’apparentent aux capacités intellectuelles » explique Catherine Chaudelet, psychologue clinicienne. « C’est la capacité de l’être humain à comprendre, apprendre à engranger des connaissances. C’est-à-dire lire et écrire par exemple. »

Scientifiquement, le cognitif rassemble : la mémoire, l’attention, le langage, les fonctions exécutives et les fonctions visuo-spatiales. « Elles se développent dans le cerveau avant même la naissance. Tout le monde est doté de ces capacités et elles sont essentielles à la vie. » ajoute-t-elle. Jusque–là le premier seuil de régression cognitive était fixé à 60 ans, le début du stade de vieillesse.

Un test permet de mesurer les capacités cognitives d’un être-humain : le Weschler (ou WISC). Il est le plus souvent réalisé sur des enfants pour définir leurs capacités intellectuelles ou la suite de leur scolarité. « Il permet de détecter certains enfants surdoués ou retardés » explique la psychologue.

Les hommes plus concernés

Des tests de mémoire, de vocabulaire, de raisonnement et d’expression orale ont été réalisés par l’Inserm et l’University College de Londres. L’étude a été menée sur près de 6000 hommes et plus de 2000 femmes âgés de 45 à 70 ans. Elle a démontré que sur 10 ans, les performances cognitives ont décliné plus chez les hommes que les femmes. Elles ont diminué de 3,6% pour les hommes de 45 à 49 ans, et de 9,6% de 65 à 70 ans. Tandis que chez les femmes, elles ont baissé de 3,6% pour celles âgées de 45 à 49 ans et de 7,4% de 65 à 70 ans. Ces tests ont permis de déterminer que l’âge de régression de ces capacités est désormais à 45 ans.

Réagir plus vite

« Ce dernier résultat pourrait s’expliquer par l’apparition de plus en plus précoce des maladies déficientes comme Alzheimer ou Parkinson » suppose Catherine Chaudelet. Les facteurs de ce vieillissement peuvent être diverses : « l’environnement, la dégradation du mode de vie ou peut-être même l’alimentation. » Il y a un point positif tout de même à cette découverte. Elle permettra d’agir rapidement et de tenter de ralentir les effets du déclin par des médicaments.

Marine Gonthiez et Julie Palmero