Les 5 choses à savoir avant de se faire vacciner contre la grippe

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La réforme proposée par Agnès Buzyn n'a pas fini de faire parler. (Crédit photo Le Populaire du Centre)

« Ne laissons pas la grippe nous gâcher l’hiver. » Depuis le 6 octobre la campagne nationale de vaccination contre la grippe est lancée et ce, jusqu’au 31 janvier 2018. Voici les principales choses à connaître.

La grippe est une maladie mortelle 

Tous les ans, la grippe est l’une des maladies la plus mortelle en période hivernale. 14 400 décès en 2016 soit autant que la canicule de 2003. Une situation à prendre au sérieux pour les professionnels de santé. Il ne faut pas se le cacher, si la grippe tue autant de monde, cela reflète que trop peu de Français se font vacciner. Vous devez être préventifs. Ce n’est pas forcément le virus en lui même qui cause le décès mais la fatigue. Cette maladie provoque de nombreux symptômes, tels que des douleurs, une fièvre avec frissons, une perte d’appétit, et peut toucher les voies respiratoires sous forme de bronchite. En se faisant vacciner, le corps produira des anticorps afin de combattre le virus.

Les personnes principalement concernées

Tout le monde n’est pas visé par cette campagne nationale de vaccination mais pour certains la grippe est à prendre au sérieux. Alors que l’année passée ce virus est arrivé bien plus tôt que prévu, cette année les autorités ont anticipé afin de mobiliser le plus grand nombre de Français. Alors si vous êtes âgés de plus de 65 ans, que vous êtes enceintes, ou en présence d’enfants de moins de 6 mois, que vous êtes obèses, ou encore atteint de maladie chroniques telles que l’asthme, le diabète, un cancer ou de maladies cardiaques, rénales et respiratoires, vous êtes sujet à ce virus. « Pour eux, la grippe peut être grave voire mortelle », prévient Patrick Brasse, médecin généraliste. Mais l’environnement est aussi un facteur qui entre en jeu, toute personne du milieu hospitalier, les médecins, infirmiers ou encore sage-femmes doivent prendre leurs précautions, ainsi que les entourages des personnes âgées ou malades. Un vaccin réalisé en 2017 n’est plus valable pour l’année suivante.

Les pharmaciens peuvent vous vacciner dans certaines régions

Comme tous les ans, vous pouvez vous rendre chez votre médecin traitant, du travail, dans un centre de vaccination ou bien faire appel à un ou une infirmière. Mais pour cette campagne 2017/2018, deux régions testent un nouveau système. Il s’agit des pharmaciens qui ont la possibilité de vacciner contre la grippe. Seulement, cette expérimentation a lieu en Auvergne-Rhône-Alpes et Nouvelle Aquitaine. Si vous habitez dans ces régions, quelques conditions entrent en jeu. Il faut avoir été vacciné au moins deux fois auparavant, et que vous ayez une recommandation de vaccination. Cette expérimentation est en lien avec l’intention des professionnels de santé de couvrir 75% de la grippe saisonnière en France.

Le vaccin est remboursé pour les personnes à risque 

Il n’est plus question de se demander si oui ou non, vous devez vous vacciner. L’Assurance Maladie prend en charge à 100% le vaccin pour les personnes concernées, mentionnées auparavant. Elles reçoivent chaque année un bon de prise en charge par l’Assurance Maladie. Alors si vous faites partie de ces personnes à risque, les médecins vous conseillent de vous munir impérativement d’un vaccin. Un suivi par une prise de sang sera demandé afin de le transmettre à votre Assurance Maladie et permettre de montrer l’efficacité ou non du vaccin. Pour les autres, le prix fixé par les pharmaciens est de 6 euros mais qui est pris en charge à 65%, soit un coût restant de 2 euros. Les seuls sérums concernés pour 2017/2018 sont Immugrip, Influvac et Vaxigrip.

La formule du vaccin est refaite chaque année

Les virus grippaux mutent très facilement et demandent de revoir chaque vaccin tous les ans. De nouveaux virus apparaissent, et pour que le vaccin soit le plus efficace possible, il faut le modifier en fonction des types de virus de l’année. Pour 2017/2018, les spécialistes ne savent toujours pas s’il s’agira d’une grippe H3N2, H3N1 ou encore B, dont le vaccin est souvent plus efficace. Si vous vous rendez en pharmacie pour vous munir d’un vaccin antigrippal, il contiendra trois virus recommandés par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le A/Michigan/45/2015 (H1N1) pdm09 (qui est une nouvelle formule),  le A/Hong Kong/4801/2014 (H3N2) (même que l’an passé), et le B/Brisbane/60/2008 (même que l’an passé). Avec cette compilation, cela vous permettra d’être protégé, plus ou moins, des différentes grippes qui peuvent toucher notre pays. Comme le note Patrick Brasse, médecin au Havre, c’est « un vaccin, qui cette année encore, s’annonce comme peu efficace ». Mais ce n’est pas pour autant que les autorités de santé veulent négliger ce virus mortel.

Léna Marjak