Le sermon de la mode

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La collection automne/hiver 2011 de l’Eglise Reformée est sur les portants. La friperie de l’Eglise protestante de Nice ouvre ses portes ce samedi à 10 heures. Les dépots-ventes n’ont qu’à bien se tenir, la paroisse se lance dans la mode.

Cinq euros la veste en tweed, deux euros le veston de barmaid, trois euros la jupe à pois… Cette année ne déroge pas à la règle : les prix de cette vente sont parmi les plus bas du marché. Les bonnes affaires se dénichent tout le week-end. Emplis d’enthousiasme, les membres de la paroisse et les bénévoles se sont mobilisés. Vendredi matin, Gisèle fait un passage éclair devant l’entrée du presbytère. Dans ses mains, un sac plein. « Tous les ans, je fais le tour des dressings de mon entourage pour dénicher des pièces à donner. » confie-t-elle. Loin d’apporter de vieilles guenilles, elle amène la touche glamour, avec des marques comme Gentlemar Farmer ou Mango.

Mise en rayon

A l’intérieur , l’odeur de renfermé s’échappant des cartons prédomine. Mais n’ayez crainte, chaque pièce proposée est préalablement nettoyée. Les piles de boîtes témoignent de la générosité des donateurs niçois. Marie et Josiane, deux des douze bénévoles à participer à la mise en place, s’activent. Elle déballent, regardent, vérifient l’état du tissus et classent par rayons. Pour les amies octogénaires, l’événement dure quatre jours : deux d’installation et deux de vente. « On prend beaucoup de plaisir à être ici. A tel point que nous participons aussi aux ventes bisannuelles de chaussures de l’Eglise.  » explique Marie.

Une montagne de vêtements

Organisatrice de la friperie, Martine Petitjean supervise la collecte tout au long de l’année : « J’invite les niçois à déposer leurs vêtements tous les après-midi. Deux conditions : qu’ils soient propres et en bon état. » Son appel a été entendu : « Nous avons des habits par dessus la tête ! »

Heureusement, chaque année le podium du presbytère est pris d’assaut. Toutes les catégories sociales en sont fans. Des modeuses venues dénicher des pièces rares aux personnes âgées ici pour leurs petits enfants, ces collections sont utiles à tous.

La mode au service des nécessiteux

Plus qu’une simple vente, la friperie se veut charitable. L’intégralité des recettes sera reversée à l’association de l’Eglise Réformée, l’Entraide. « L’argent permet de constituer des colis repas. Ils sont ensuite distribués aux familles dans le besoin. Par ailleurs, nous organisons tous les mercredis soir des buffets accessibles aux plus nécessiteux. » ajoute Martine. Pour ce qui est des invendus, ils seront transmis à l’association humanitaire Abi6. Elle se chargera alors de leur trouver de nouveaux portants et pourquoi pas, de nouveaux propriétaires.

Ophélie Grosshans, Fiona Ipert & Sandra Cazenave