Le rythme scolaire à l’épreuve

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Le débat sur le rythme scolaire est lancée. Une mission parlementaire a demandé l’interdiction de la semaine de quatre jours. Une avancée pour les instituteurs. A l’école primaire du complexe Nikaï de Nice on ne souhaite qu’une chose: « privilégier la qualité plutôt que la quantité. »

«A l’heure actuelle, quel enfant pourrait travailler huit heures par jour?»Cathy reste sceptique. Pour cette enseignante de l’Ecole Primaire de Nikaïa, les journées scolaires sont trop lourdes. «Les enfants sont vite fatigués l’aprés-midi. Ajouter des heures les mercredi et samedi matin permettrait de mieux répartir notre programme.» Un programme qui se veut très chargé. En effet, le retour à la semaine des quatre jours sous Xavier Darcos a eu pour conséquence de supprimer des heures de cours, sans modifier l’enseignement. Institutrice depuis 10 ans dans cette école, Cathy a vécu l’évolution des rythmes scolaires. «Pour les enfants, c’était mieux avant. Seulement, il y avait beaucoup trop d’absentéisme le samedi.» Cathy, comme de nombreux professeurs, plaide en faveur d’un système à la nordique. «Les élèves travaillent jusqu’à 15 heures. Et l’après-midi est consacrée aux activités sportives et ludiques.» Mais Jules, 10 ans secoue sa petite tête blonde en signe de négation. «Moi je ne veux pas venir à l’école le samedi. Par contre, au collège c’est bien parce que c’est un autre niveau, donc c’est normal

Revoir le programme

«On nous demande de faire autant avec moins d’heures» déplore Gilles Jean, le secrétaire général de la Snu IPP des Alpes-Maritimes. Les deux heures supprimées étant remplacées par du soutien scolaire. Sur la réduction des grandes vacances, il est tranché: «Il ne faut pas y toucher. D’autant plus que durant la saison chaude dans la région, le niveau d’attention des élèves est très faible

Sarah Vernes