Le rugby pour lutter contre l’autisme

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La 4ème édition de « Jouez ! Donnez », est lancée. L’association « Vaincre l’autisme » organise une collecte de jouets qui sera redistribuée aux enfants malades. L’autisme, une cause, également défendue par Julien Schramm. Président de l’association « Un club, un autiste », il a fait du rugby un vecteur d’insertion sociale.« Intégrer les enfants autistes dans la société grâce au rugby. » Tel est le premier objectif de Julien Schramm, président de l’Association « Un Club, un autiste ». Pour cet azuréen, l’isolation sociale des enfants autistes est un problème majeur. L’intégration à tous les niveaux (scolaire, sportif) est, pour eux, positif sur le plan cognitif mais aussi relationnel. Le sport « crée une situation d’échange et de communication », ce qui est plus que bénéfique. Un enrichissement partagé puisque les enfants « normaux » « apprennent à côtoyer la différence et ainsi la maladie ». En effet, il y a un vrai déficit de connaissance de la pathologie : « ce handicap fait peur car il reste mystérieux ». Le prochain défi : faire savoir aux adultes comment l’appréhender. Et ainsi, réussir à « créer une société qui se comporte de façon pertinente face au handicap ».

Rugby, sport d’ouverture

Entraide, respect, tolérance… Autant de valeurs prônées par le sport et que Julien Schramm souhaite voir appliquer dans le traitement des autistes. Grand passionné de rugby, c’est tout naturellement qu’il a choisi ce sport. « Le rugby est avant tout une activité citoyenne et éducative. » C’est pour lui un moyen efficace de socialisation et d’intégration dans un collectif car « il génère les acceptations ». « Tout est réuni pour amener l’enfant autiste à sourire au monde qui l’entoure ». Grands, gros, maigres, petits… les équipes de quinze sont éclectiques. Alors, « pourquoi un autiste n’aurait-il pas sa place ? »

Un combat personnel

Cette lutte est avant tout celle d’un père. « C’est partie d’une action personnelle », confesse Julien Schramm. Baptiste, son fils, est lui-même atteint de la maladie. C’est en 2002 qu’il décide de créer l’association « Un club, un autiste ». Baptiste, alors âgé de 7 ans, venait de quitter l’école primaire pour intégrer un institut médico-éducatif spécialisé. Pour Julien, cela revenait à « sortir d’un milieu dit « normal » et entrer véritablement dans celui du handicap », l’isolant ainsi de la société. Ce dernier a donc décidé d’entreprendre plusieurs démarches auprès des clubs de Nice. Dix ans plus tard, il continue de mener à bien son projet pour permettre à son fils de « vivre une vie la plus normale possible ».

Paola Santos & Marion Poulle