Le réchauffement climatique, cause de migrations de population

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Quatre réfugiés climatiques sur cinq sont asiatiques

Les migrations climatiques sont l’un des enjeux majeurs du réchauffement de la planète, discuté début décembre lors de la COP21. Le réchauffement climatique et la montée des océans obligent de nombreuses personnes à migrer. Ainsi, la Terre comptera 250 millions de réfugiés climatiques en 2050 selon l’ONU.

Les réfugiés climatiques seront de plus en plus nombreux dans les années à venir à cause du dérèglement de la planète. La question sera largement débattue lors de la COP21 début décembre 2015. En effet, La fonte des glaciers et la montée des océans forcent plusieurs millions de personnes à quitter leur domicile. Des îles vont même disparaître comme les Maldives d’ici un siècle ou deux.

Quatre réfugiés climatiques sur cinq sont asiatiques

Le nombre de déplacés climatiques est très variable selon les années, en fonction des événements météorologiques. La majorité des migrations est interne, c’est-à-dire que les gens fuient les côtes et se réfugient dans l’intérieur des terres. L’ONU estime qu’en 2050 il y aura plus de 250 millions de réfugiés climatiques contre 19.3 millions en 2014.

Typhons et ouragans à l’origine de la majorité des déplacements

Deux facteurs environnementaux expliquent les migrations : les inondations et les catastrophes météorologiques. Selon le Global Estimates, 31 % des personnes ont été déplacées, en 2013, à cause des inondations contre 69 % à cause des tempêtes, typhons ou ouragans. Le typhon Haiyan a ravagé les Philippines cette même année, déplaçant près de 600 000 personnes.

L’Asie est le continent le plus touché

Quatre réfugiés climatiques sur cinq sont asiatiques selon les chiffres de l’IDMC sur la période 2008-2014. Ce continent est le plus touché par les dérèglements de la planète. Les typhons frappent régulièrement cette partie du monde. L’Asie est aussi le continent le plus exposé à la montée des eaux, avec la Chine en première position.

Ainsi, de grandes villes sont aussi concernées. « Un réchauffement de 2 degrés représente une menace pour l’existence à long terme de nombreuses grandes villes et régions côtières » explique, au Monde, Ben Strauss, un chercheur de l’institut de recherche Climat Central. Hongkong, Calcutta Shangaï ou Tokyo pourraient ainsi subir la montée des océans. D’autres métropoles sont aussi en danger comme New York ou Buenos Aires.

Tiphanie Naud