Le personnel de Veolia Eau monte au créneau

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Plus de 350 salariés de Veolia Eau ont participé à une « manifestation pacifique » devant le CUM pour s’assurer de la garantie de leur emploi sur la commune de Nice.

Hier, sous les étendards de la CGT et du CFE CGC, quelques 350 salariés se sont réunis devant le Centre Universitaire Méditerranéen pour manifester contre le projet de gestion du service public de l’eau potable

Drapeaux, casques de chantier, mégaphones, tracts. La parfaite panoplie du manifestant.

Hier, devant le CUM, où s’est tenu le conseil métropolitain présidé par le maire Christian Estrosi, le syndicat de Veolia Eau a organisé une « manifestation pacifique » contre le choix du mode de gestion du service public de l’eau en régie directe pour les communes de Nice, Beaulieu-sur-Mer, Cap d’Ail, Eze et Villefranche-sur-mer.

Les salariés espèrent « sauver leurs emplois dans la région. »

500 emplois menacés

«  Aujourd’hui, la métropole Nice Côte d’Azur va reprendre la gestion du service public de l’eau jusque-là assurée par Veolia Eau. Que va-t-il advenir des 500 salariés qui travaillent directement sur Nice ? », s’inquiète le délégué du personnel CGT du pays niçois.

Et pour cause, « trois catégories d’emploi sont menacées, précise le secrétaire du comité d’établissement de Veolia Eau, les salariés qui seront transférés à la métropole NCA, ceux qui vont rester à Veolia Eau et ceux qui risquent de se retrouver sans travail. »

Vers un accord tripartite ?

Si le président de la métropole Christian Estrosi promet une « négociation » avec Veolia Eau et les partenaires sociaux, la plupart des salariés craignent tout de même d’être délocalisés à Marseille.

« Plus de 200 personnes pourraient quitter le siège régional de Veolia, situé à Nice. Du coup, il y aurait un très gros déséquilibre en région PACA, affirme la CGT, le siège pourrait  être déporté vers Montpellier ou Marseille. »

Inquiets, les salariés venus en masse à cette manifestation pacifique ont été en partie rassurés par le maire Christian Estrosi qui se dit prêt à «  garantir le maintien des 500 emplois sur le bassin niçois. »

OLIVIER DELUERMOZ