Le marathon de Nice relance les commerçants

0
133
Le marathon Nice-Cannes a permis aux commerçants de faire salle comble le weekend du 5 novembre. Crédit : Léna Marjak

Lors du dernier weekend de vacances de la Toussaint, la promenade des Anglais était sous les couleurs de la 10ème édition du Marathon Nice-Cannes. 13 300 participants pour le plus grand plaisir des commerçants.

Entre les hôtels, les restaurants ou encore les bars, ce dimanche sportif a relancé leur activité. « Sur nos 69 chambres, 50 étaient pour des sportifs. On était complet du vendredi au dimanche », se réjouit Sandie Hamat, réceptionniste de l’hôtel de Suède. Avec un départ donné tôt le matin tous ces sportifs, accompagnés de leur famille et entraineurs, se sont rendus sur place dès le jeudi ou vendredi. Les hôtels étaient tous, ou presque complets, comme le confirme Soraya, de l’Hôtel Mercure de la Promenade des Anglais, « Nous étions complet tout le week-end et principalement par des coureurs ». Depuis l’attentat du 14 juillet 2016, les commerçants niçois ont souffert de l’impact et tentent de se relancer tant bien que mal. Ces évènements sportifs qui se multiplient au bord de la mer sont de réels atouts. « Moralement c’est formidable, et économiquement, on travaille plus c’est sûr. Il y avait des milliers de personnes, et ils s’arrêtaient chez nous, c’est ce dont nous avions besoin », explique un serveur du bar « Cannes à Sucre ». Pour la Brasserie La Lorraine, l’impact n’a pas été celui espéré selon Nicolas Cornil, un serveur. « Comparé aux autres années, ce n’est pas ce que l’on attendait. »

« La Promenade revit et relance nos commerçants » 

Pour Hubert Boivin, président de l’Union Patronale des Cafetiers Restaurateurs et du monde de la nuit Nice Côte d’Azur, il ne voit pas du même oeil l’impact du marathon. « Il a fallu attendre un an avant de revoir des évènements sur la Promenade et ce n’est pas normal ». Selon ce membre du Bureau national de la Restauration, les chiffres d’affaires des commerçants ont réellement baissé après l’attentat. C’est seulement, au bout de quelques mois qu’ils ont pu revoir une hausse de leur clientèle. « Nice a besoin de ces évènements, et depuis quelques mois, la Promenade revit et relance nos commerçants ». Il est évident pour Hubert Boivin, que le deuil d’un an, annoncé par Christian Estrosi, n’était pas la solution. « Nous sommes en danger partout et même s’il y a une attaque nous devons continuer à vivre. Le marathon n’est qu’un plus pour nous ». C’est donc pour le plus grand plaisir des restaurateurs que le marathon a permis de retrouver un goût d’antan. Les Niçois et touristes ont de moins en moins peur de se retrouver sur la célèbre promenade de la Côte d’Azur, et la course a été une belle preuve.

Léna Marjak