Vauban unit pour Karim

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La mort de Karim, 17 ans, était dans tous les esprits ce mardi au lycée professionnel Vauban à Nice. Un hommage a été rendu au jeune homme décédé d’un malaise cardiaque la veille.

« Tout le monde était très ému. Il y avait des larmes. » Ashraf est un jeune étudiant du lycée Vauban de Nice . Lui, les autres élèves et le personnel ont tenu à rendre hommage à Karim Abdoun Charef, ce mardi. Ce dernier a succombé à un malaise mortel la veille..

« Une table avec des photos et des bougies a été installée », souligne Valentin, étudiant de 16 ans. « Les amis et la famille de Karim s’étaient déplacés pour l’occasion », ajoute Théo, un troisième élève. Une minute de silence a été consacrée à la mémoire du défunt.

Mise en place d’une cellule d’écoute

Une circulaire a été distribuée aux enseignants pour les informer du décès. « J’ai appris la nouvelle en arrivant », annonce Pierre Varennes, professeur de sciences. « En raison de l’émotion suscitée, une cellule d’écoute a été mise à disposition », précise Eric Bardet, proviseur du lycée. Dans la salle 116, Le Dr Zamora, psychologue de l’équipe académique de sécurité, était toute la journée à l’écoute des élèves.

« Il faudrait des défibrillateurs partout! »

« Un malaise d’origine cardio-vasculaire ne touche pas que les adultes », s’insurge Claude Mariottini, cardiologue. « Cela peut arriver à tout le monde. Il faudrait donc des défibrillateurs partout. Ce type d’appareil aurait, peut-être, permis de le garder en vie ! »

Le dépistage reste aujourd’hui le meilleur outil de prévention. « Vu qu’il s’agit d’une maladie génétiquement transmissible, cela doit naître d’une démarche personnelle, explique le médecin. Quand un proche parent succombe à une mort subite, il faut s’inquiéter ».

Olivier Porri-Santoro et Florian Philippe