Le karaté niçois se porte bien

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Le Nice Elite Sport, créé il y a 20 ans, compte aujourd'hui plus de 220 karatékas.

Parmi les 32 ligues que compte la Fédération Française de Karaté, la Ligue Côte d’Azur est dans les meilleurs élèves. Avec 13 000 membres pour 250 clubs, elle se classe cette année au premier rang national en terme de licences délivrées. A Nice, l’essor de la discipline aide grandement à ces bons résultats.

Le Nice Elite Sport, créé il y a 20 ans, compte aujourd’hui plus de 220 karatékas.

Depuis plusieurs années, de nombreux clubs ont vu le jour dans la capitale azuréenne. Elle en compte désormais 37. Parmi eux, certains assurent une visibilité nationale voire internationale au karaté niçois. C’est le cas de l’Ecole d’Arts Martiaux Patrick Delarue, de l’AS BTP et sa section karaté, de l’Essor Riviera ou encore du Nice Elite Sport. Des clubs en constante évolution qui comptent aujourd’hui plus de 150 licenciés. Pour certains, la barre des 200 est franchie.

« On se classe au onzième rang national au niveau des résultats. Les autres clubs de Nice sont également bien représentés. Il y a un véritable engouement. L’évolution est constante», assure Patrick Delarue, créateur de son école en 1998.

L’expérience apportée par des professeurs de renommée internationale, comme Cristophe Pinna  (Nice Elite Sport) ou Franck Samy (Essor Riviera), offre une légitimité à la ville dans le milieu des sports de combat.

Ces grands noms du karaté permettent la formation de talents. Maely Picard, jeune azuréenne de 16 ans qui a participé aux championnats du monde junior ou Sonia Fiuza, championne d’Europe par équipe, en sont de très bons exemples. Celle-ci, qui travaille aux côtés de Christophe Pinna, se réjouit du développement de la discipline. « Ici, nous avons sept professeurs, avec des spécialités différentes au sein même du karaté. Cela permet une meilleure compétitivité », assure-t-elle.

Faire découvrir un sport peu médiatisé et le diversifier

L’Essor Riviera est l’un des plus grands clubs en terme de licenciés (225). Son directeur technique, Michel Clermont se satisfait de cette évolution, notamment due aux diverses actions proposées. « Nous avons une volonté de développer l’apprentissage. Nous sommes le premier club  sur le karaté enfant de toute la Ligue. L’organisation du Festival international des arts martiaux et d’autres actions comme le téléthon nous font pas mal de publicité », remarque-t-ilDes cours de full-contact pour les personnes à mobilité réduite ont également vu le jour au sein de ce club.

Initiation dans les écoles, partenariats avec la ville de Nice. Chaque club amène sa touche pour développer ce sport. « Ce qui marche le plus c’est le bouche à oreille. Le karaté a un aspect familial qui nous est bénéfique », note Anthony Perez, directeur technique et entraîneur de la section karaté du club de l’AS BTP.

S’ils n’ont pas forcément de relations directes entre eux, les clubs niçois contribuent tous au développement d’un sport pourtant peu médiatisé. Un sport qui, en France, se classe à la 16e place des disciplines pratiquées avec près de 250 000 licenciés.

Julien Balidas