Le FN azuréen vandalisé

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Pour la deuxième fois en deux mois, le local niçois du Front National, situé avenue Mont Alban, a été saccagé. Les agresseurs seraient âgés entre 12 et 16 ans.

Et de deux ! Pour la deuxième fois depuis la rentrée, la permanence niçoise du Front National, située avenue Mont Alban, a été saccagée. Lundi après midi, un groupe de six individus s’en est violemment pris au matériel et au personnel de l’antenne du FN06. Bilan de l’opération : une affiche arrachée, la porte vitrée du local brisée et une grosse peur pour les militants frontistes qui se sont vu obligés de repousser leurs assaillants tant bien que mal.

Un choc aussi pour ce quartier, excentré et habituellement tranquille. « L’attaque, je l’ai vécu de très prés. C’est chez moi que les personnes agressées sont venues pour se réfugier. Le quartier était très calme, mais depuis quelques temps, la situation empire » explique Nicky, qui tient le commerce mitoyen de la permanence du Front National. Certains voisins attribuent, d’ailleurs, cette dégradation de l’ambiance du quartier à l’installation récente du FN.

Des agresseurs mineurs

Ce qui interpelle le plus dans cette agression, c’est bien le profil des agresseurs. Selon une agence de presse, ils étaient au nombre de six et très jeunes : entre 12 et 16 ans. Plus étonnant encore, l’un des casseurs était une casseuse. Les témoins s’accordent à dire qu’elle était la plus virulente de la bande. Elle aurait arraché elle-même une affiche controversée, utilisée lors de la campagne de Jean Marie Le Pen. Cette affiche, représentant une femme voilée surmontée de la mention « non à l’islamisme » lui avait valu un procès. L’attaque de la permanence niçoise survient quelques jours seulement après la relaxe du leader frontiste.

Les partis politiques pris pour cibles

Ce fait divers est loin d’être le premier du genre à Nice. En septembre déjà, ce même local niçois du FN avait été la cible d’une tentative d’incendie. Ce phénomène touche aussi des partis politiques moins controversés, comme le Nouveau Centre. Dans la nuit du 4 au 5 septembre, les portes de la permanence de l’adjoint au maire centriste Rudy Salles, pourtant située au deuxième étage, rue Jean Medecin, avaient été forcées.

Grégory Parigi et Gaetan Supertino