Le cyclisme tremble

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Un arrêté paru le 28 octobre dernier prévoit, dans le cadre d’un rapprochement entre les forces de police et la gendarmerie, une « hausse sensible » des dépenses liées aux manifestations sportives. Prise dans un premier temps pour renforcer la mobilisation autour des stades de foot, la mesure s’est étendue au cyclisme. Aujourd’hui, c’est tout le cyclisme français qui s’inquiète devant l’augmentation des frais de sécurité au début de l’année 2011. Les organisateurs de courses devront désormais débourser 12,33 euros de l’heure pour un officier de l’ordre en faction. Contre 2,40 euros aujourd’hui. Et ce n’est qu’un début. En 2014, le taux horaire devrait atteindre 20 euros ! « On va droit dans le mur. Il n’y aura bientôt plus de courses cyclistes en France si on continue comme ça », s’insurge André Bologna, président du comité régional Côte d’Azur pour la Fédération Française de Cyclisme.

Des coûts exorbitants !

Devant une telle menace, les organisateurs n’ont pas hésité à tirer la sonnette d’alarme. Inondé d’appels, André Bologna a tenté de les rassurer…en vain. « Pour assurer la sécurité, le Tour Méditerranéen devra verser 100.000 euros. Quant au Haut Var, ca se rapproche plus des 48.000 euros », regrette le président du comité régional. A terme, cette situation pourrait entraîner la disparition de nombreuses étapes dès la saison prochaine.

Des épreuves déjà sur le flan ?

Ainsi, le Tour de Normandie, qui devrait se dérouler vers la fin du mois de mars, n’est toujours pas sûr de se tenir. En effet, si le gouvernement maintient sa décision, ses organisateurs devront payer, non plus 3.500 euros, mais 37.000 euros pour assurer le bon déroulement de la compétition. Une somme plus que colossale quand on connaît l’état actuel de leurs finances.

Yohan Roblin