Le CNL à demi satisfait

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En demi-finale des championnats de France par équipes, le Cavigal Nice Lutte reçoit samedi l’US Paris Métro des frères Guénot. Les Niçois, premier club azuréen de l’histoire à accéder à ce stade de la compétition, entendent bien ne pas jouer les figurants face aux ogres franciliens.C’est déjà historique. Le Cavigal Nice Lutte accueille samedi à 17h au gymnase Valrose l’US Paris Métro pour une place en finale du championnat de France par équipes. Aucun club hexagonal n’a jamais eu un parcours aussi impressionnant que celui de la formation azuréenne. En trois petites saisons, les lutteurs niçois sont passés des profondeurs de la troisième division à une demi-finale de championnat national. « Cette saison a été énorme pour nous ! Même moi, je ne pensais pas qu’on puisse arriver à un tel résultat, avoue l’entraineur du Cavigal Grégori Buliga. On a battu des équipes qui sont classés dans les six premiers français. Saint Priest par exemple a fini troisième l’année dernière. Et bien, on les a battu 13 à 1. » Alors que dire du 14-0 infligé il y a quelques semaines aux auvergnats de Chamalières ? Le Cavigal ne survole pas son championnat, il dégoûte un à un ses adversaires.

Celui-ci prétend qu’une défaite ce week end contre les Franciliens ne le décevrait pas forcément compte tenu de la progression de son équipe. Pour autant, ce rendez-vous est abordé sérieusement et les lutteurs subissent une préparation spécifique en vue de la rencontre : « Normalement, la dernière semaine avant la compétition, on ne travaille pas le physique. On se focalise particulièrement sur l’aspect tactique. On travaille beaucoup plus sur le tapis, confie Jean Michel Deya, l’un des cadres du Cavigal. Il y a aussi des lutteurs qui doivent perdre du poids. « Ici c’est un programme adapté qui démarre deux semaines en amont. En ce qui nous concerne, certains lutteurs doivent perdre entre cinq et six kilos. »

A armes égales ?

Les Niçois ne sont pas avares d’efforts pour être compétitifs face à une équipe parisienne à l’effectif impressionnant. « C’est vrai que ça va être serré contre l’US Métro, qui est quand même le club des frères Guénot. L’un est champion olympique, l’autre finit troisième aux JO chacun dans leurs catégories. Donc ce n’est pas n’importe quel club », commente Jean Michel Deya. A ces deux pointures, on peut aussi associer deux renforts géorgiens qui viennent de remporter leur championnat national.

Côté azuréen, on est invaincus cette année en saison régulière (quatre victoires en autant de rencontres). Le Cavigal a du répondant avec les internationaux André Perpellita en -60kg ou encore Marc Patte en 74kg, sans compter les Cazac, Symonian et Saypoulaev. De quoi ne pas rougir et surtout espérer une place en finale le 18 décembre prochain, justement à Paris au gymnase Pierre de Coubertin contre le gagnant de la rencontre Sarreguemines – Saint Priest.

Nicolas Mison

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