Le classique gratuit fait recette à Nice

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Le festival est bien lancé, il se terminera dimanche. photo ©Sébastien Sigaut

Le huitième festival « c’est pas classique » ouvre ses portes du 28 novembre au 2 décembre. Quelle est la recette de son succès ?

La programmation, la gratuité, deux des raisons qui font de ce concept une réussite. Le festival a rassemblé 60 000 personnes l’an dernier, lors de concerts gratuits, dans différents lieux de la ville de Nice. Pour Frédéric Antoine, directeur du service culture du Conseil général des Alpes-Maritimes, il s’agit de « donner à tout le monde. Celui qui aime le classique avec le violoniste de renommée mondiale Vadim Repin, et l’amateur avec un concert de musiques de film, ou encore la reprise de Nirvana par un quatuor à cordes ». Un festival ouvert à tous, dont l’originalité est la force. A sa création, l’idée était de « faire sortir la musique classique de son écrin » poursuit Frédéric Antoine. Depuis cette année, à la demande d’Eric Ciotti, député et Président du Conseil général, des concerts seront organisés à toute heure et dans différents quartiers de la ville. Il n’y a plus d’unité de lieu, les codes du classique et de l’opéra sont réinventés pour toucher un public toujours plus large.

Le festival est bien lancé, il se terminera dimanche. photo ©Sébastien Sigaut

Pas classique, mais gratuit.

Habituellement, se rendre à un concert de musique classique coûte en moyenne 30€. Difficile de débourser une telle somme, au regard de la crise et de l’arrivée de Noël. Hélène, trentenaire active : « J’aime bien écouter la musique classique, mais je n’ose pas débourser d’argent pour un concert qui risque de me déplaire. Alors si c’est gratuit, je n’hésite même pas ». Autre génération, autre point de vue pour Renée, retraitée : « Il m’arrive d’aller voir des spectacles, qu’ils soient payants ou pas. Ce n’est pas le prix qui influence mon choix ». Un festival chaque année plus fréquenté, qui demande une réelle préparation. « 50 organisateurs, 80 tonnes de matériel, 8 salles au Palais Acropolis équipées » selon Gabriel Basso, directeur technique du festival. Des concerts décalés mais dans l’ère du temps. Seul endroit où vous pourrez voir du Led Zeppelin interprété par un quatuor à cordes, ou du Vivaldi façon tzigane.

Katianne Oustric, Sébastien Sigaut