Le casse-tête du stationnement niçois

0
220

Désengorger le centre de Nice est devenu une priorité pour la ville. La mairie concentre ses efforts sur les difficultés de stationnement. Objectif ? Lutter contre le syndrome de la double file.

Trouver une place gratuite est un véritable casse-tête dans le centre-ville de Nice alors que les nouvelles caméras de vidéo-verbalisation délivrent désormais des PV (35 euros) bien réels. Barla, Bavastro, Stalingrad, Félix-Faure, Lépante et Notre-Dame sont sous haute surveillance. Les automobilistes sont donc contraints d’opter pour l’horodateur à 1,30 euros de l’heure. Un tarif dont il faut s’acquitter pour éviter une amende de 17 euros. Trottoir, arrêt de bus, emplacement livraison, passage piéton… Certaines parties de la chaussée sont minées. « Les stationnements gênants sont une véritable plaie » souligne l’Automobile Club de Nice. « Mais l’amende encourue est vraiment élevée ! Elle va jusqu’à 135 euros !» Une contravention à laquelle s’ajoutent 110 euros de frais en cas d’enlèvement par la fourrière.

Christian Estrosi a inauguré mardi de nouveaux panneaux à messages variables destinés à optimiser l’utilisation des 41 parcs auto de la Ville. « Pour l’instant le dispositif ne concerne que le Vieux-Nice et permet d’informer les automobilistes, en temps réel, des capacités d’accueil des parkings », souligne le député-maire de Nice. « Aux heures de pointe, il ne reste que 8% de places disponibles » ajoute Benoit Kandel, premier adjoint délégué à la circulation. Mais ce stationnement a un prix. Passé les 80 premières minutes gratuites, la facture s’élève à trois euros, treize euros pour laisser sa voiture au chaud le temps d’une journée de travail.

Laisser la voiture au placard ?

Comptez 260 euros par mois pour stationner dans un parking contre 320 euros par an pour circuler en transports en commun. Laisser son automobile chez soi resterait donc l’alternative la plus économique. Pour ceux qui résident en dehors de Nice, les parcs-relais permettent de garer un véhicule gratuitement. « Il suffit d’avoir validé un titre ou une carte de transport et vous pouvez vous garer dans n’importe quel parc-relais » explique la société Ligne d’Azur, gérant des transports en communs. Courant 2012, un système semblable sera installé dans le parking Jean Bouin, 400 places venant compléter les parkings de Las Planas, de St Jean d’Angely et du Pont Michel.

Axel Ménard & Coralie Bouisset