La violence conjugale à travers les États

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Près d’une femme sur trois dans le monde a déjà été victime de violence physique ou sexuelle de la part de son partenaire. Tour du monde de ce fléau. 

Plus la couleur est foncée, plus le taux de violence conjugale est élevé. Photo : Radio-Canada

Calamité de portée mondiale, les violences à l’égard des femmes ne connaissent aucune frontière géographique. Et si on en croit cette carte, notre pays serait plus touché que le Maroc, l’Argentine, la Malaisie ou encore l’Iran. Ce phénomène s’explique par une absence de communication totalement voulue de la part des États. Alors, quels sont les pays les plus touchés ? Et que font les autorités ? Tour d’horizon. 

L’AMÉRIQUE DU SUD

Le Brésil, temple du football, du carnaval et des longues plages de sable blanc. Ce sont sans doute les premières choses auxquelles on pense quand on évoque ce pays. Et pourtant, les violences faites aux femmes entachent ce joli tableau. Au Brésil, une femme meurt assassinée sous les coups de son compagnon toutes les 2 heures et 400 femmes sont agressées chaque jour. Chaque année, plus de 300 000 plaintes sont déposées pour viol ou violence conjugale. Des chiffres qui font froid dans le dos. Malheureusement, une femme sur 4 dénonce son compagnon aux autorités. La faute a une culture machiste trop bien ancrée. 

Devant l’ampleur du phénomène, le gouvernement a adopté une loi en 2015, qui vise à alourdir les peines des concernés.

LES ÉTATS-UNIS

Hamburgers. Cinéma. Hollywood. Et… violence conjugale.

Aux États-Unis, 24 personnes sont victimes de viol, violence physique ou harcèlement toutes les minutes ! Au cours d’une année, 12 millions d’Américains subissent des violences conjugales ou sexuelles. Au total, 7 millions de déclarations sont enregistrés tous les ans. 

L’ASIE

En Chine, 40 % des femmes ont fait l’objet de violence l’année dernière. D’ailleurs, il a fallu attendre 2001 pour que les autorités reconnaissent le motif de violence conjugale recevable pour demander un divorce !

En Inde, de nombreuses femmes maltraitées préfèrent la mort à leur compagnon. Le suicide est d’ailleurs la principale cause de mortalité chez les femmes âgées de 15 à 49 ans. Plus d’un tiers des Indiennes déclarent se faire battre régulièrement, notamment à cause de « leur manque de talent culinaire ». 

L’AFRIQUE

Au Congo, une femme sur trois est exposée à des violences physiques ou sexuelles de la part de son partenaire ou de quelqu’un d’autre dans sa vie. 

En Afrique du Sud, une femme est tuée par son compagnon toutes les 6 heures. Au Kenya, les violences conjugales sont à l’origine de près de 50 % des homicides. 

LA RUSSIE

Plus de 650 000 femmes sont battues chaque année en Russie et 10 000 en meurent. Le pays a dépénalisé l’année dernière les violences domestiques, commuant les deux ans de prison encourus en simple amende. La libération de la parole des victimes s’est arrêtée et le nombre de plaintes a été divisé par deux… 

Romy Fuster

Sources : 

Chiffres officiels de l’ONU

Marianne

Le Monde