La truffe, le nouveau péché mignon des azuréens

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La 16eme édition du marché de la truffe débute demain dans les Alpes-Maritimes pour le week-end. Cette année, deux manifestations ont lieu sur les principales zones de récoltes du département, à Grasse et au Rouret. L’occasion pour les particuliers de la région de découvrir ou de redécouvrir la truffe, cet or noir qui séduit de plus en plus les azuréens.Jusqu’à 1500 euros le kilo pendant les fêtes, la truffe vaut de l’or. Pourtant, ce n’est pas la meilleure saison pour la consommer. « La truffe noire est au top de sa qualité dans les premiers mois de l’année, de janvier à mars. C’est un produit d’hiver » explique Michel Santinelli, président des trufficulteurs PACA. Le marché de la truffe offre la possibilité aux particuliers de se procurer cet or noir ou de le déguster sur place. Et contrairement aux idées reçues, ce champignon de luxe reste un produit abordable. « Dix grammes par personne c’est assez pour se régaler. Il ne faut pas compter plus de 10 euros par tête pour se faire plaisir » précise Michel Santinelli. De quoi s’offrir un repas de chef sans se ruiner.

Entre gastronomie et convivialité

Déjà l’an dernier, le chef étoilé Jacques Chibois mettait son savoir-faire au service du Marché. Cette année, il organise un déjeuner à la Bastide St Antoine de Grasse. Demain, au menu, quatre plats gastronomiques à base de truffe pour 120 euros par personne, boissons comprises. « 400 personnes ont déjà réservé» déclare Alexandra, collaboratrice du chef Chibois. La truffe attire de plus en plus de monde. L’année dernière, 4000 personnes se sont rendues sur le marché. Dimanche, au Rouret, plusieurs activités sont prévues  comme des dégustations ou des démonstrations avec les chiens truffiers. « Ce sera très convivial, la truffe n’est plus seulement un produit de luxe. On peut la déguster simplement chez soi, dans des œufs brouillés par exemple » ajoute Alexandra.

La truffe, une histoire de famille

Sur la Côte d’Azur, les chefs friands de la truffe ne manquent pas. Christian Plumail à L’Univers et Christian Garcia, le chef du Prince Albert de Monaco en font partie. Mais le restaurant Le Diamant Noir à Nice, lui, a fait de la truffe la spécialité de son menu pour une cinquantaine d’euros. « J’ai suivi naturellement les traces de mon père, Bruno de Lorgues, spécialiste de la truffe depuis 25 ans » déclare Benjamin Bruno, le chef du restaurant. Cet enfant de la balle utilise la truffe pour tous ses plats qu’elle soit noire, blanche ou au chocolat. Pour lui, le Marché de la Truffe, ce sera « en touriste » : « j’ai mes propres fournisseurs locaux, italiens et du Périgord, je n’irai pas au marché pour acheter mais plus par curiosité. »

Anne Sophie Parmentier & Margot Forte