La restauration américaine envahit la French Riviera

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Le Starbucks de Nice Etoile est le deuxième à avoir été installé dans la région de Nice, après celui de Cap-3000. Un autre devrait ouvrir ses portes prochainement à Monaco.

Starbucks, Hard Rock Cafe… Après Mc Donald’s ou KFC, les enseignes de restauration américaines continuent de s’installer à Nice. Un choix stratégique qui divise.

La Côte d’Azur s’américanise. Et Nice n’y échappe pas. En septembre dernier, un Starbucks s’est installé à Nice Etoile. Deux mois plus tard, la Prom’ accueille le second Hard Rock Café de France. La métropole azuréenne comptait déjà six Mc Donald’s, deux KFC et bon nombre d’autres enseignes américaines. Il faut dire que le lieu est hautement stratégique, comme en témoigne Anthony Matteuzzi, responsable des ventes et du marketing du Hard Rock Cafe de Nice : « c’est un lieu au potentiel assez fort pour développer nos ventes. Nice possède le deuxième aéroport de France en terme de trafic. De nombreux touristes passent donc par Nice, même si leur destination est Cannes ou Monaco. » Cela faisait 12 ans que la firme cherchait l’endroit rêvé pour installer son deuxième restaurant français, sur la Côte d’Azur. « Le Hard Rock Cafe cherche toujours des lieux emblématiques. La Promenade des Anglais est un lieu idéal. De plus, elle vise à faire partie du patrimoine mondial de l’UNESCO », déclare Anthony Matteuzzi.

Le Starbucks de Nice Etoile est le deuxième à avoir été installé dans la région de Nice, après celui de Cap-3000. Un autre devrait ouvrir ses portes prochainement à Monaco.

Tous gagnants…

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la plupart des commerçants niçois accueillent avec bienveillance ces franchises américaines. Saiag, restaurateur à la brasserie de l’Etoile, située en face du Starbucks, déclare : « on ne se plaint vraiment pas, depuis que le Starbucks a ouvert, nous avons beaucoup plus de clients. Les gérants sont très sympathiques ». Depuis leur inauguration respective, le Starbucks et le Hard Rock Cafe ne désemplissent pas. Ils séduisent touristes et Niçois en quête de nouveauté et d’exotisme. Une demande suffisamment importante pour que même les restaurateurs locaux s’y mettent. A l’image du 50’S Happy Diner. Ce restaurant plonge le client dans l’Amérique des années 50. Sa propriétaire, Géraldine Horel est pourtant bien Française.

… Ou presque

Il reste cependant quelques sceptiques. Benjamin et Morgan, Niçois, ne sont pas encore allés au Starbucks. Quant au Hard Rock Cafe ? Ils ne sont pas impressionnés. Pour eux, ces endroits s’adressent surtout aux touristes. Seul point positif à leurs yeux, « cela redynamise la Prom’ ». Attablés à la terrasse du Hard Rock Cafe, ils concèdent n’y être venus que pour profiter du soleil de décembre. Don, lui, n’est ni Niçois, ni touriste. Installé dans la Métropole depuis quelques mois, cet Américain ne comprend pas l’engouement des Français pour les firmes telles que Mc Donald’s ou Starbucks. « Ces endroits sont chers et le café n’y est même pas bon » déplore-t-il. « Tous ces emballages cartons, ce papier gaspillé… C’est anti-écologique ». Il regrette, enfin, que ces enseignes exportent avec elles de mauvaises habitudes alimentaires responsables de l’obésité outre atlantique.

Emilie De Freitas et Clarine Baudin