La passion des vieux jeux vidéo à Nice

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Avis aux passionnés ou simples curieux. Ce vendredi 25 novembre s’ouvre la deuxième édition de la journée mondiale du jeu vidéo. A Nice l’espace Turing organise pour l’occasion des débats et autres tournois. Au cours de l’après-midi les participants ont pu également redécouvrir les consoles et jeux qui ont bercé leur enfance. Un constat s’impose : l’ancien a toujours la côte.

Manette en main, Marc est concentré. A ses côtés ses amis l’encouragent. Entre pression de boutons et maniement du joystick, il sait qu’il n’a pas le droit à l’erreur. Ici la sauvegarde n’est pas possible, Marc ne joue pas à la Playstation 3 mais bien à la Super Nintendo.

A l’occasion de la deuxième édition de la journée mondiale du jeu vidéo, Nes, Megadrive, N-64, Game Boy toute l’ancienne génération est représentée à l’espace Turing de Nice (faculté Saint Jean d’Angély). Nicolas, 21 ans, est « gamer » depuis 10 ans. Il confie son engouement pour la Nintendo 64. « Pas plus tard que la semaine dernière j’ai rallumé ma console. L’envie de retourner quelques années en arrière et redécouvrir d’autres sensations me manquait ». Idem pour Jean-Philippe, 21 ans qui déclare avoir « dû prendre du temps pour la dépoussiérer ». « Mais c’est aussi ce qu’il fait son charme » ajoute t-il.

Le goût de la nostalgie

Des graphismes peu accrocheurs, mais un gameplay simple. Revenir aux fondamentaux du jeu vidéo, y prendre du plaisir voilà ce que sont venus vivre une vingtaine de curieux. L’occasion de revenir avec nostalgie sur des jeux qui ont marqué leur enfance à l’image de Donkey Kong ou Super Mario. « L’époque où on ne cherchait plus à finir le jeu, mais simplement essayer d’aller le plus loin possible » comme le souligne Guillaume et Alexandre. Malheureusement ces consoles se font rares, Alexandre a trouvé un palliatif : un émulateur. Un logiciel permettant de télécharger et jouer directement ces jeux sur ordinateur. « Je fais ça que pour certains jeux car je n’y retrouve pas la même satisfaction » ajoute t-il.

Une consommation pop-corn

Un enthousiasme que partage même les plus jeunes comme Kevin, 17 ans. « J’ai commencé par curiosité et continué par plaisir. Même si je préfère les jeux actuels, l’ancien représente un charme désuet avec des jeux qui se suffisent à eux-mêmes ». Aujourd’hui cette industrie de divertissement est devenue avant tout un business. Difficile de bien choisir quand une dizaine de jeux fait son apparition par semaine. Loin l’époque de la « Master System » où l’objet de distraction se faisait plus désirer. Le marketing avant tout ; même si le « gamer » s’y est habitué l’affection pour les consoles de son enfance ne disparaîtra pas demain.

Yohann Goyat

& Allan Blanvillain

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