La FFR veut son stade

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La Fédération française de rugby a exprimé son souhait de disposer de son propre stade. Quatre villes d’Ile-de-France ont déjà affirmé être intéressées. La décision définitive sera prise fin 2011. Si un projet est retenu, l’enceinte sortira de terre en 2017.« Soyons raisonnables, exigeons l’impossible. » C’est avec ces termes, empruntés à Che Guevara, que Pierre Camou, président de la Fédération française de rugby, a exprimé le souhait de la FFR de disposer de son propre stade. Comparant la fédération à une entreprise et le futur stade à un outil de travail, il a poursuivi : « Une entreprise doit être libre et indépendante. Elle ne doit pas en permanence demander la permission. »

Ce projet arrive alors que la FFR a manifesté son intention de ne pas renouveler la convention qui la lie jusqu’en 2013 avec le consortium du Stade de France. Jugé trop contraignant, cet accord aurait fait perdre à la Fédération la moitié des recettes des matches du XV de France, soit environ 160 millions d’euros en dix ans. Une des raisons pour laquelle le rugby français voudrait prendre son indépendance.

Déjà quatre candidatures

Quatre villes sont déjà candidates : Bondoufle, Marne-la-Vallée, Massy et Sénart. Elles ont proposé onze sites, au total, en Ile-de-France. Pierre Camou a néanmoins précisé que toutes les candidatures seraient examinées.

« Fin 2011, nous prendrons définitivement la décision. A savoir si on construit ou pas ce nouveau stade. Cette réalité va valoir environ 600 millions d’euros, mais avec toute la modernité : un toit rétractable, un terrain qui sort du stade et la possibilité de pouvoir aménager ce stade pour d’autres sports, des spectacles ou des concerts », a expliqué Serge Blanco, mandaté par la FFR pour mener à bien la première phase du projet.

Cette « agora pour l’ensemble du sport français » comptera 80 000 places entourées par des espaces conviviaux et diversifiés. Mais tout ça n’en est encore qu’au stade… de projet.

Clara Chaskiel