La coupe s’en va à l’Est

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Football – Pour la première fois de l’histoire la coupe du monde se jouera en Europe de l’Est, en 2018 et au Moyen-Orient, en 2022. La Russie et le Qatar ont remporté « l’appel d’offre » lancé par la FIFA.

L’organisation des Coupes du Monde 2018 et 2022 ont été attribuées respectivement à la Russie et au Qatar. Deux candidatures qui n’étaient pas partie favorites. C’est la première fois que l’évènement se déroulera en Europe de l’Est et au Moyen-Orient.

La FIFA opte pour la nouveauté. Après avoir choisi l’Afrique du Sud en 2010, c’est au tour de la Russie et du Qatar d’organiser leur mondial. Deux surprises parmi les autres candidatures dont celle de l’Espagne et du Portugal. L’Angleterre, principale favorite, a sans doute été pénalisée par les révélations de la BBC et du Sunday Times au sujet de la corruption au sein de la FIFA.

Les Russes loin d’être favoris

Le projet russe étant un peu bancal, il fallait un soutien sans relâche du Premier ministre Vladimir Poutine. L’ancien Président devait avant tout rassurer les membres de la FIFA. Le dirigeant russe avait déjà joué un rôle majeur pour l’obtention des JO à Sotchi en 2014. D’autre part, le Premier ministre russe a annoncé un ensemble de mesures dont la gratuité des transports, l’exemption de visa, et la rénovation des stades. La Russie, pays continent devait trouver une solution pour l’éloignement entre chaque stade. Problème résolu. Les villes désignées se situent toutes à l’Ouest du pays. Deux à trois heures d’avion maximum seront suffisantes pour les relier.

Au niveau des infrastructures touristiques,hôtels, restaurants, parkings, la tâche sera lourde. Hormis Moscou et Saint-Petersbourg, les villes russes ne sont pas très réputées touristiquement parlant. Au niveau des stades, seul le Luzhniki de Moscou est aux normes. En 2011, Gazprom verra le premier stade à son nom. Situé à Saint-Petersbourg, la Gazprom Arena devrait contenir 60 000 supporters. A l’heure actuelle, seulement deux stades ont une capacité d’accueil de plus de 40 000 places…

Le Qatar : un projet novateur

Mis en concurrence avec un projet américain plus que solide et prometteur, les pétrodollars et Zinedine Zidane ont remporté la mise. Avec un projet évalué à plus de 100 milliards de dollars, le Qatar met les moyens. A Doha, en plein été, la température peut monter jusqu’à 60°. Qu’à cela ne tienne, les Qatari, ont annoncé la climatisation de tous leurs stades et sites d’entraînements. Ce seront d’ailleurs les premières enceintes au monde à être dotées de cette technologie. Le Qatar a fait de sa superficie un atout, la proximité entre les installations est aussi un point positif. Il sera possible d’aller d’un stade à l’autre la même journée, ce qui assure un taux de remplissage plus important qu’il ne l’a été en Afrique du Sud. La capacité hôtelière déjà bien développée, il ne reste plus qu’à réduire le coût du voyage. Les hôtels sur place sont de haut standing. En revanche, le Qatar peut compter sur un avantage : sa position géographique. Elle permet de ne pas perturber les télévisions. Les matches seraient diffusés entre 13h et 17h, heure française. En 2002, les médias avaient souffert du décalage horaire au Japon et en Corée du Sud. Fait assez rare pour être souligné, le Qatar sera le premier pays hôte à ne jamais s’être qualifié pour une Coupe du Monde. Bien que controversés, les pétrodollars remportent déjà le droit de participer.

Florent Féraud