» L’identité Nicoise  » s’active contre les immigrés

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Face à l’occupation « illégale » d’un immeuble par des immigrés demandeurs d’asile, la résistance identitaire du parti niçois Nissa Rebela reste active.

« Dégagez-les, fouora ! » Comme à leur habitude les militants de Nissa Rebela ont fait entendre leur voix contre l’immigration. Les identitaires réclament cette fois-ci, l’évacuation de l’immeuble squatté par des demandeurs d’asile à Nice, au 1 Avenue Georges Clémenceau. Et ce type d’action risque de se reproduire si la préfecture « trop laxiste » selon Grégoire 23 ans et activiste depuis trois ans, ne fait rien. « Halte à la passivité de l’Etat ! Halte à la complicité des associations ! Immigration basta ! », revendique Philippe Vardon, chef de file du parti.

Leurs revendications ?L’évacuation de l’immeuble, et l’expulsion immédiate des immigrés en  « infraction avec la loi française » selon eux, l’arrêt de toutes subventions aux associations qualifiées de « pro-immigrées » et des poursuites pénales contre les personnes soutenant les délits en rapport avec les lois sur l’immigration et le séjour irrégulier.

Retour sur les faits

Depuis le 7 novembre, 115 demandeurs d’asile occupent l’immeuble du centre-ville de Nice. Parmi eux 17 familles et 50 enfants, arrivant principalement d’Afrique, de Tchétchènie et d’Afghanistan.

Sous la bannière de « Nissa Rebela », « la jeunesse identitaire » décide de réagir. Vendredi dernier, une trentaine d’activistes fumigènes et drapeaux niçois en main manifestaient devant l’immeuble, sous les yeux des 150 contre-manifestants dont les associations de défense des immigrés. « Des organisations gauchistes, associations pro-immigrés et des racailles ameutées pour l’occasion » déclare l’organisation politique dans un communiqué . Le motif du regroupement mené par le parti politique : « la manière scandaleuse des immigrés en attente de papiers, d’enfreindre la loi dès leur arrivée en France » confit Grégoire.

Tout en défendant l’identité niçoise, le parti politique continue de faire du bruit. Une stratégie pour débuter leur campagne électorale en vue des prochaines cantonales.

Coralie Michard