L’avenir incertain de Jean Leonetti

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En ces temps de remaniement, le député-maire d’Antibes se voyait bien entrer dans le nouveau gouvernement. Donné favori pour être le ministre de la Santé, il n’en a rien été. Cependant, ce changement gouvernemental lui ouvre quand même de nouveaux horizons politiques. Jean Leonetti part à l’assaut. Deux jours après le remaniement, le député-maire d’Antibes a fait acte officiel de candidature pour ce poste, ce mardi matin. Membre du Parti radical de Jean-Louis Borloo, Jean Leonetti est aussi, depuis cinq ans, le vice-président du groupe UMP à l’Assemblée nationale. Avec la nomination de Jean-François Copé comme secrétaire général de l’UMP, le poste de président demeure donc vacant. Au moment où les centristes cherchent à prendre leur distance avec la majorité présidentielle, cette candidature peut surprendre.

Un choix politique osé

Mais comme il le déclare à nos confrères de Nice Matin, « ce qui fait une majorité, c’est la force de notre union et la richesse de nos diversités ». Il n’y aurait donc selon ses dires aucun inconvénient à ce que lui-même continue d’exercer des fonctions au sein du groupe UMP. Dans sa lettre de candidature à la présidence adressée ce matin aux parlementaires, il explique même essayer d’aider « en liaison avec le mouvement et les militants à la réélection de Nicolas Sarkozy en 2012 ».

Avec cette prise de position contraire à celle de son chef de file, Jean Leonetti prend un risque politique certain. Pas sûr en effet, que Jean-Louis Borloo lui fasse autant confiance qu’auparavant en cas de futurs succès électoraux du parti radical.