L’amour chèvre !

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Un homme de 52 ans vient d’être condamné à cinq mois de prison avec sursis et deux ans de mise à l’épreuve pour avoir violé plusieurs chèvres, mortes après l’acte, en Charente-Maritime.Des chèvres pendues. Le 2 octobre dernier, des agriculteurs d’Usseau (79) ont décidé de monter la garde et ont découvert l’auteur de ces meurtres pour le moins étranges. Le coupable a, par la suite, reconnu avoir développé une attirance particulière pour les bovidés qu’il attachait afin de pouvoir les pénétrer sans que celles-ci ne se débattent. Les morts des animaux sont, a priori, totalement involontaires. En cherchant à s’enfuir, les chèvres finissaient par s’étrangler. Les associations de défense des animaux présentes au procès réfutent cette thèse. Elles considèrent qu’au vu de la manière dont il les attachait, le violeur cherchait la mort des chèvres.

L’homme vient d’être jugé par comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité et a écopé de cinq mois de prison avec sursis et une mise à l’épreuve de deux ans. Il devra se soigner afin de vaincre ses pulsions zoophiles. La justice a également décidé de lui interdire de manière définitive la possession d’animaux.

Un préjudice multiple

Les morts des chèvres violées ont plusieurs effets néfastes sur leurs éleveurs. Outre la perte directe de membres de leurs élevages, c’est la production de lait qui a d’ores et déjà subi les conséquences de ces agressions. Les animaux, choqués, produisent en moins grande quantité. On déplore ainsi une perte de 3 450 litres.de lait. Le coupable de ces crimes devra verser 1 000€ de dommages et intérêts à chacune des parties civiles.

Face au battage médiatique, l’avocate de la défense cherche à calmer le jeu en affirmant que son client est « en souffrance » et qu’« il ne faudrait pas que faudrait pas que cette affaire se solde par son suicide ». Il est vrai qu’avec cette histoire, il y a bien de quoi… devenir chèvre !

Romain Renner