JPO – Spécialisation sport : mode et avenir du journalisme

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En pleine explosion ces dernières années, le journalisme sportif est aujourd’hui l’un des moteurs des médias. Emporté par la vague du web-journalisme, la spécialité sport est promise à un bel avenir dans le métier.

Depuis plus de 15 ans, un domaine du journalisme s’est considérablement développé : le journalisme sportif. Porté par l’explosion du sport dans les milieux sociaux économiques et culturels, cette forme de journalisme est devenue l’un des piliers des médias contemporains. Le sport occupe une place importante dans la vie des gens. Par conséquent, il doit occuper une place importante dans les journaux, tributaires de leurs lecteurs. Benoit Guglielmi, professeur de presse écrite explique le « cercle vertueux » du sport dans le journalisme : « plus le sport est médiatisé, plus il intéresse. Plus il intéresse, plus il est médiatisé ». L’attraction de la jeunesse pour ce domaine en fait l’une des spécialisations préférées par les étudiants en journalisme. Les écoles de journalisme ont flairé l’essor de cette section et ont donc adapté leurs formations. L’École du Journalisme de Nice est l’une des premières à proposer une filière sport dans son cursus, aux élèves de 3ème année. Cette année, elle représente 30 % des effectifs. Bien que cantonné aux clôtures de journaux généraux, le sport représente une part importante de l’information quotidienne. L’augmentation spectaculaire du nombre de chaines sportives à la télévision en est la parfaite illustration. Le sport occupe également de nombreuses pages dans la presse écrite et sur internet. Le web journalisme, média du XXIème siècle a perturbé la hiérarchie médiatique. Son évolution fracassante le porte progressivement au rang de média numéro un. L’avenir du journalisme sportif reste ainsi très prometteur sur la toile.

La spécialisation : clé du journalisme

Entachée d’une fausse réputation d’impasse, la spécialisation au journalisme sportif n’exclue en rien une brillante carrière de journaliste « classique ». C’est une filière spécialisée, indépendante, mais qui ne ferme pas les portes aux autres domaines. Un journaliste sportif est avant tout un journaliste. Ainsi, il peut très bien se convertir au journalisme général. Le pont entre les filières reste ouvert et est de plus en plus emprunté par les journalistes d’aujourd’hui. Le développement du métier lors des dernières décennies exige cependant une spécialisation de ses journalistes. Et c’est en cela que réside l’une des clefs de la réussite des professionnels de l’information. « Si on est spécialisé dans un domaine particulier c’est un gros avantage » confie Benoit Guglielmi. Le pluralisme médiatique nécessite une connaissance dans de nombreux domaines, mais également une importante expertise dans certains. Les écoles conseillent et encouragent ainsi leurs étudiants à continuer de développer leurs domaines de prédilection. Le journalisme sportif représente donc l’une des meilleures filières du métier et ne cesse de susciter l’intérêt des jeunes générations d’étudiants. Le professeur, et ancien élève de l’EDJ, rassure les apprentis journalistes sportifs : « il y a toujours une place pour celui qui la mérite, celui qui est bon et qui travaille ».

Matthieu Mendolia et Guillaume Rathier