JPO – Pierre Dévoluy : « Le métier a évolué »

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En plus de 45 ans de carrière, Pierre Devoluy  est passé par de nombreux postes et a engrangé une impressionnante expérience. Aujourd’hui enseignant à l’école de journalisme de Nice, il transmet son savoir  et son vécu aux jeunes futurs journalistes. D’un caractère calme et rassurant il nous donne son avis sur le métier de journaliste et son évolution.

C’est d’une voix enjouée que Pierre Devoluy nous raconte sa longue carrière. Ex-journaliste, présentateur, rédacteur en Chef à RMC, Le Monde, Paris-Match, Jeune Afrique, Africa n°1. Difficile de résumer 50 ans de carrière en quelques minutes d’entretien. Le métier de journaliste il le connaît bien. Ses années d’expérience lui ont permis d’engranger une impressionnante culture. Le journalisme c’est toute sa vie. Dès l’âge de 10ans, sa vocation était trouvée. Il sera journaliste !  Rentré à Radio Monte Carlo Paris à l’âge de 19ans sa verve et sa persévérance, lui permettent de gravir les échelons. C’est à la radio qu’il choisit de s’illustrer. Ce média va le suivre toute sa vie. Il l’aime d’ailleurs au moins autant que sa terre natale, l’Afrique. Son Afrique, ce continent dont il parle avec amour et fierté. Il va réussir à allier les deux en devenant notamment rédacteur en chef de Jeune Afrique et directeur de Aventure FM et Africa n°1.

L’évolution du métier ?

Qui de mieux placé qu’un homme d’une telle expérience pour juger de l’évolution du métier ? Tout au long de son parcours professionnel, Il a évolué au rythme des nouvelles technologies. « Il y aujourd’hui des meilleurs moyens de transmission ». Il considère son média comme celui ayant le moins évolué. Son opinion sur la télé et la presse numérique est moins reluisante. La télévision ? « Le JT ressemble plus à un spectacle d’information », « on ne peut pas traiter l’évolution de l’info en 47 secondes ». La presse écrite « c’est le fantasme de l’écriture », même s’il trouve que les journaux diminuent en qualité. Un phénomène dû entre autres à la révolution numérique. Il constate un survol de l’information avec des échanges superficiels. Le plus gros souci aujourd’hui est la surabondance d’informations. « Le monde est mal informé ». Malgré tout il en ressort un optimisme flagrant sur l’évolution future du métier. « Un outil différent, plus polyvalent, avec plus de petits employeurs ».

Jérémie Bac