JPO – Moussa Sarr, étudiant à l’EDJ : « Le journalisme tel que je l’ai vécu et tel que je le vis »

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Le journalisme était mon idée fixe depuis longtemps. Je n’y suis pas venu par hasard, mais par vocation. J’aime ce métier d’une manière qu’aucune expression ne saurait véritablement rendre. C’est consciencieusement que j’y ai aspiré. Je brûlais d’envie de vivre cette idylle, parce qu’elle me donnera la chance inespérée d’évoluer dans un monde en perpétuelle évolution. Il n’y a que le journaliste qui peut se targuer de faire aussi souvent de belles rencontres, de beaux voyages. J’adore aussi le côté altruiste du métier et sa polyvalence. Par ailleurs, je suis friand de défi, de challenge. J’ai donc renoncé à tout : mon pays (le Sénégal) mon boulot, ma famille, mes amis. Envoûté par les sirènes de la France, j’ai choisi ce pays pour la qualité de sa formation. Ayant validé à nouveau un master, j’ai tenté, avec succès, le concours d’entrée en 2e année à l’EDJ. Je ressentais une certaine euphorie. Enfin, j’allais pouvoir caresser mon rêve. Je me sentais choyé par la providence !

Le journalisme, je l’avais rêvé, à l’EDJ, je l’ai vécu. Un univers dévorant, qui ne laisse aucune place aux flemmards. Il demande d’être exigent avec soi-même, car ce n’est pas une sinécure. J’ai appris tout cela un peu tardivement : les premiers mois, je me reposais sur mes lauriers. Travaillant peu, j’ai vécu toutes sortes de situations, tremblé de panique. Les mauvaises notes me prenaient déjà au collet. J’étais pris de vertige, hanté par la peur de l’humiliation, de l’échec. Ce qui m’amenait tout le temps à être stressé. Je bouillonnais de colère, obsédé par l’envie de bien faire ! J’avoue qu’à un moment donné, j’ai failli craquer. Je croyais se dessiner sur le visage de mes camarades de l’hilarité. Mais c’était mal les connaitre. A la place des moqueries prépubères, j’ai reçu des encouragements, voire des conseils. A l’école, l’entraide facilite beaucoup les choses, et incite à fournir des efforts. Cependant, grâce aux critiques et suggestions des professeurs, j’ai pu redresser mon niveau. J’ai cravaché fort en respectant leurs consignes. Indubitablement, les résultats ont suivi. Le chemin de la réussite est encore long. Mais « tout vient à point à qui sait attendre ».

Moussa Sarr