JPO – Le passage à la presse numérique : la fin des distributeurs ?

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Les années 2000 marquent un tournant dans le monde de la presse. Aux journaux de l’écrit se sont progressivement ajoutés ceux de la radio et de la télévision. On assiste, aujourd’hui au développement de la presse numérique par le biais d’Internet. Pour suivre la tendance et surtout pour survivre à la crise, de nombreux journaux proposent d’accéder à leur parution par le web. Fini donc le passage par les groupes d’édition, par les distributeurs et les revendeurs. Cette mode du tout au numérique ne va-t-elle pas finir par tuer les maisons de la presse et les tabacs-presse?

De plus en plus de journaux et de magazines mettent en ligne leur parution, en version numérique. Certains ont même complètement abandonné la version papier, comme par exemple La Tribune et France Soir. Leur choix s’explique de façon simple : le coût financier est beaucoup moins important moindre que pour le journal papier. Fini les frais d’édition et de distribution. En bout de chaîne les revendeurs y perdent beaucoup. Pour la plupart des tabacs et des maisons de la presse, les journaux et les magazines correspondent à plus de 50% de leur chiffre d’affaires. Un buraliste niçois explique « de plus en plus de gens préfèrent la version numérique. Ça ne demande pas de se déplacer et c’est moins encombrant ». En effet, sur une dizaine de personnes interrogées, plus de la moitié avoue regarder les informations sur leurs tablettes ou Smartphones.

Les kiosques à journaux sont les plus touchés puisque c’est leur seul revenu. Ils sont nombreux à observer une baisse de leur vente au fur et à mesure que se développent les journaux numériques. « Ne serait-ce que pendant les grèves. S’il y a une blocus au niveau des transports, on ne reçoit pas les journaux. Du coup, les gens se tournent vers le numérique qui, lui, est disponible ». Et contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas les plus jeunes qui sont concernés. Toutes les générations s’y mettent, même si les personnes âgées sont beaucoup moins nombreuses à l’utiliser.

A ce rythme, la presse écrite risque de finir par abandonner totalement la version papier pour ne paraître que sur le web. Cette mode du tout au numérique pourrait bien causer la disparition de nombreux métiers liés au journalisme.

Mélanie Runfola