JPO – La communication dans le sport, cousine du journalisme sportif

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En constante évolution, les métiers du journalisme sont en mutation et se rapprochent plus que jamais de ceux de la communication. Dans le sport, ces deux domaines se rejoignent, coexistent et offrent de nouveaux profils d’emplois.

Le journalisme évolue : il nécessite de plus en plus de polyvalence et de capacités d’adaptation. Le journaliste ne peut pas se restreindre à un seul média (télévision, radio presse écrite ou web). Il se doit d’être ouvert à toutes les opportunités qui lui sont offertes, comme celles de la communication, qui utilise de plus en plus les techniques journalistiques. Le sport n’y échappe pas. Le service communication d’une équipe donne la première information pour le supporter et est une source essentielle pour le rédacteur. Le chargé de communication est prioritaire par rapport aux journalistes extérieurs puisque l’information concerne directement les clubs. Développer un pôle de communication permet aussi de contrôler leur image et d’améliorer leur notoriété.

« Je filme, je fais le montage, on pose la voix-off »

Pour cela, le club publie des articles, des interviews et des communiqués de presse. Le chargé de communication pour l’équipe de basketball des Sharks d’Antibes (Pro B), Nans Even, l’explique : « On envoie beaucoup de communiqués, de vidéos de matchs aux médias. Plus on parle de nous, mieux c’est. » Il réalise également ses propres montages vidéos et les photos de matchs. Des compétences qui ressemblent particulièrement à celles du journaliste. « Je filme le soir du match pour Sharks TV. Je fais le montage directement après et je l’envoie au commentateur le samedi vers 4-5 heures du matin. Mon collègue, qui bosse à la télévision à Paris pour KTO, écrit ses commentaires, pose la voix-off et me renvoie le fichier audio. À la fin, je recale les commentaires sur la vidéo. » Autant d’aptitudes enseignées à l’EDJ de Nice. À l’inverse du journalisme, le chargé de communication reste subjectif car son rôle est de vendre son club… « C’est de bonne guerre » se défend Nans Even. « Les journalistes locaux de Nice Matin et de Kiss FM, on les connaît. On les voit toutes les semaines et on discute avec eux. »

Pierre Marsal et Sébastien Paret