Journaliste de sport, qui es-tu ?

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Presse écrite, radio, télé, internet… Les journalistes de sport prennent une place importante dans les médias aujourd’hui. Ces professionnels doivent être capable de traiter toutes les disciplines sur les différents supports médiatiques. Quid d’un métier pas comme les autres ?

Qui n’a jamais rêvé d’être au bord de la pelouse un soir de Ligue des Champions ? De tendre un micro à la sortie du court Suzanne Lenglen pendant Roland-Garros ? Ou d’être plongé dans le tumulte d’une ville hôte des Jeux Olympiques ? « Le journalisme sportif reste un jeu d’enfant exercé par des hommes et des femmes toujours ancrés dans les souvenirs de leurs plus jeunes années, quand ils se gobergeaient de retransmissions sportives à la télé en rêvant de devenir… journalistes sportifs », explique Yannick Cochennec (ancien rédacteur en chef adjoint de Tennis Magazine, il collabore maintenant à L’Équipe Magazine) dans un article publié sur Slate. fr.

Commenter, analyser, décrypter un événement sportif. Les facettes du journaliste de sport sont multiples. Il faut être complet, rapide et méthodique pour travailler en direct. Pressé par l’inévitable « deadline » du bouclage, le professionnel de presse écrite rédige dans l’urgence son compte-rendu de match dans les travées du stade. Avec pour seule arme, ses cordes vocales, le journaliste radio tient en alerte l’auditeur sans relâche qui peut alors se passer de l’image. A la télévision, les commentateurs s’appuient sur l’œil des caméras pour compléter la rencontre avec des informations pertinentes. Derrière son ordinateur, le « web-journaliste » alimente son site internet en postant régulièrement des commentaires sur l’événement qui se déroule sous ses yeux.

« Un métier de contacts »

Souvent décriée et caricaturée par la profession, l’image du journaliste de sport n’a pas toujours été appréciée à sa juste valeur. A l’instar d’un spécialiste politique ou d’un chroniqueur culturel, il joue un rôle important au sein d’une rédaction. C’est un véritable expert omnisports qui relaye et décortique l’information pour un lectorat avisé. « La curiosité, la polyvalence, la disponibilité et l’ouverture d’esprit sont des qualités indissociables d’un bon journaliste de sport. Mais c’est aussi un métier de contacts où il faut aller à la rencontre des acteurs du monde du sport sur le terrain », avoue Anthony Boyer, journaliste au service des sports de Nice-Matin.

Cette race de journaliste atypique vit nuit et jour au rythme des pelouses, des parquets et des enceintes du monde entier. Elle se nourrit essentiellement des émotions que procure le sport et retranscrit avec précision et exactitude le vécu de moments parfois intemporels. Bien plus qu’un métier, le journalisme de sport exige une véritable passion.

Vincent Beltran