Attentats de Bruxelles: « J’étais dans le métro une heure avant l’explosion »

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Juliette Boissard, étudiante en orthophonie à Bruxelles nous raconte sa matinée.

« Ils nous ont enfermés à l’intérieur de l’école, interdiction de sortir jusqu’à nouvel ordre… C’est l’enfer ». 

Juliette habite en plein Bruxelles. Les consignes étaient claires ce mardi matin: il était formellement interdit de quitter le lieu où l’on se trouvait. Les Bruxellois étaient invités à ne pas bouger, pour leur sécurité mais aussi pour éviter d’encombrer les routes, fortement utilisées par les urgences et les autorités.

Dans son établissement scolaire, l’angoisse est montée très vite: « Certains professeurs pleuraient, les adolescents ont très peur ».

« J’attends un taxi depuis 2 heures »

La situation a pourtant évolué depuis quelques heures: « J’ai pu aller chez une amie qui habite juste derrière l’école où nous étions. En tant qu’adultes et maîtres de nos actes, on a eu le droit de partir mais les autorités nous l’ont déconseillé. J’attends un taxi depuis 2 heures, ils annulent à chaque fois parce que je suis dans un quartier compliqué ».

« La station est à 300 mètres de chez moi »

La peur envahit la ville, tout le monde prend des nouvelles de ses proches. « Ça aurait pu être moi »: c’est ce que chaque habitant pense. Et Juliette le confirme: « La station qui a pété est à 300 mètres de chez moi, j’étais dans le métro une heure avant l’explosion ». L’atmosphère sur place est pesante: « Tout le monde est en panique ».

Une sécurité remise en question

Habituée à prendre le métro régulièrement pour se déplacer, Juliette témoigne d’un certain manque de sécurité: « Il y a deux militaires dans chaque grosse station depuis les attentats de Paris ».

Et depuis la récente capture de Salah Abdeslam, « il n’y a pas plus de sécurité ». De quoi alimenter certaines polémiques qui lient ces attaques à l’emprisonnement du terroriste.

Propos recueillis par Benjamin Sautrey-Frizot