Inondations d’octobre 2015 à Biot, et si c’était un tsunami ?

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Le 3 octobre dernier, des inondations frappent le sud de la France. La ville de Biot est particulièrement touchée, du bord de mer jusqu’au village. Problème : entre les deux se trouve un vallon sec, qui n’aurait jamais dû être inondé. Dans le quartier de Biot 3000, on ne veut pas entendre parler de bétonnisation pour excuser ces inondations. Une information judiciaire a été ouverte pour tenter d’expliquer les causes.

Au moment des faits, les eaux emportaient tout le magasin de Serge Lechaczinsky. Pour le gérant de la Verrerie de Biot, l’inondation de ce vallon sec est impossible : “c’est un tsunami qui nous a touché, l’eau n’est pas montée petit à petit comme dans une inondation classique”. Il met en cause les bassins de rétention installés plus haut dans le vallon. “Normalement, le sol absorbe l’eau. Il y a quelque chose qui n’a pas bien fonctionné plus haut…“ insinue-t-il.

“Plus haut”, les quatre bassins de rétention paraissent bien calmes. On a du mal à imaginer la rivière sortir de son lit. Branchages et autres feuillages s’amassent contre les barrières, expliquant peut-être pourquoi le cours d’eau a débordé. La ville de Biot calme la polémique. Ce sont avant tout “des pluies torrentielles” qui sont à l’origine des inondations. Pas un mot sur la “vague”. La mairie admet tout de même que les bassins sont “sous dimensionnés”. La commune pense les agrandir. Mais le service de presse pointe plutôt du doigt les “300 millimètres estimés dans certains quartiers de la ville”.

Gérald Ponka, prévisionniste au bureau niçois de Météo France temporise: “à Cannes, où les dégâts ont été les plus importants, on a noté 195 millimètres. A Antibes, on était plus de l’ordre de 128”. Assez loin des 300 millimètres annoncés par la ville de Biot.

Si les précipitations n’ont pas été exceptionnelles, Serge Lechaczinsky a une explication: “les bassins de rétention n’ont pas fait leur travail”.

Kylian MARCOS & Constantin IALOVENKO