Hôteliers et buralistes face aux braqueurs

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Si les bijoutiers sont victimes de braquages à répétition, hôteliers et buralistes ne sont pas en reste. Pourtant, professionnels et forces de l’ordre s’organisent.Les bijoutiers ne font pas figure d’exception. En juillet dernier, deux hôtels ont été victimes d’un braquage, coup sur coup. Le premier, Boulevard Victor-Hugo, le second rue de Dijon à seulement quelques encablures. Depuis, comme l’affirme Michel Tschann, Président général des syndicats hôteliers, les établissements de Nice « touchent du bois. »

L’explication est simple. Depuis 2005, une convention sécurité tourisme prévoit un renfort des échanges entre les hôteliers et la police. Début aout, c’est le Préfet des Alpes-Maritimes en personne qui a lancé un plan complémentaire contre les braquages. Et les résultats sont là. « Les contacts entre hôtels et gendarmerie se sont amplifiés, il y a une réelle coordination », confie Christian Roussel, directeur du syndicat des hôteliers de Nice. « Ce genre de délit se fait de plus en plus rare. La plupart du temps, les malfrats sont appréhendés en vitesse. C’est rassurant. »

Quant aux buralistes, le phénomène est plus complexe. « C’est très spontané, en fait. Les délits se font à visage découvert par de petits voyous », évoque Henri Elkaim, ancien président des tabacs des Alpes-Maritimes. Selon Hubert Boivin, à la tête de l’Union Patronale des Cafetiers et Restaurateurs, c’est la quantité d’espèces en caisse qui appâte les malfaiteurs. « Les petites coupures dans les bars à tabac attirent forcément les jeunes. Ils agissent souvent sur un coup de tête. » Mais la tendance est à l’accalmie. Les caméras disposées un peu partout dans Nice semblent faire leur effet. « La ville a fourni quelques efforts, c’est vrai. Les chiffres sont en légère baisse et je suis plutôt optimiste pour l’avenir », conclut Hubert Boivin.