Handball : Eduardo Fernandez Roura, un international au Cavigal de Nice

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Eduardo Fernandez Roura, quatorze sélections en équipe de handball d’Espagne, a signé au Cavigal de Nice l’été dernier. Un renfort de poids pour l’équipe azuréenne qui vise la montée en Pro D2. Portrait.

Danilo Nedovic, Flavien Lorenzelli et… Eduardo Fernandez Roura. Au milieu de l’effectif du Cavigal, se trouve un monstre du handball. 1,90m pour 119 kg, deux coupes du Roi, une Supercoupe d’Espagne… le pivot espagnol en impose tant par son physique que par son palmarès. La saison dernière, «Edu» jouait encore avec  l’Atletico Madrid et disputait la Ligue des Champions. Mais le dépôt de bilan du club de la capitale a précipité son départ. Sa signature, en Nationale 1 (troisième niveau national) l’été dernier, en a surpris plus d’un mais le principal intéressé sait le chemin qu’il emprunte, le tout dans un français parfait : «J’ai 34 ans et il arrive un moment où il faut aussi se consacrer à sa famille. Mais je viens avec l’objectif de faire monter l’équipe et c’est pour ça que j’ai signé un contrat de quatre ans». Pourtant, le joueur aurait pu terminer sa carrière en Espagne mais son amour pour la France a parlé.

Un grand homme…

Car, Edu a déjà joué en France. Entre 2002 et 2006, il avait évolué sous les couleurs de Chambéry : «J’étais arrivé à 22 ans et c’était un peu difficile notamment à cause de la barrière de la langue. C’était aussi la première fois que je quittais l’Espagne. J’avais d’abord signé un contrat de deux ans avant de rempiler pour deux saisons. J’en garde un très bon souvenir». La France, la seconde maison pour le joueur. Il s’est parfaitement intégré à la vie Niçoise, son premier passage en France l’aidant forcément. Il l’avoue lui-même : «Maintenant que je maîtrise le français, c’est plus facile. Les enfants vont dans une école française ce qui est une excellente chose». Le Cavigal a donc dans ses rangs un homme à la mesure de son talent. Le genre de joueur qui vous donne sa parole sans jamais vous décevoir. Claude Mirtillo, l’entraîneur, raconte : «On s’était déjà rencontrés il y a une dizaine d’années et lorsqu’on a repris contact, on a un peu procédé à l’ancienne. Une poignée de mains vaut mieux que toutes les signatures du monde».

… et un grand sportif

En théorie, l’équipe de Claude Mirtillo aurait dû bénéficier des services de l’Espagnol uniquement à partir du mois de janvier pour ne pas bousculer les finances du club. Edu a donc effectué toute la préparation estivale avec le «Cavi» avant de s’envoler pour le Liban afin de disputer la qualification aux Jeux Asiatiques. Mais cette compétition ayant été réduite d’un mois, le pivot est déjà de retour sur la Côte. Il a fait ses débuts avec les rouges et noirs le 30 novembre dernier en Coupe de France contre Ajaccio, (victoire 29-23). Une aubaine pour l’entraîneur : «Eduardo a la classe mondiale ! Qu’il joue cinq ou vingt minutes, il ne râle jamais. C’est un vrai plus pour le groupe, il est très investi, minutieux et très précieux. Il se donne à fond». Très exigeant envers lui-même, il aborde ses matchs de Nationale 1 comme des affiches de Ligue des Champions. Désormais bien installé sur la Côte, Edu est désormais à disposition du groupe pour tout le reste de la saison.

Julien Galle