Full contact – Ardissone : la victoire en héritage

0
62
Jérôme Ardissone, gants aux poings

Le jeune Jérôme Ardissone, sacré champion du monde de full contact en juin dernier, défendra son titre face au challenger argentin Ignacio Capplonch, le 22 février. D’ici là, ce Niçois d’origine travaille dur pour préparer cette échéance et conquérir toujours plus de ceintures mondiales dans cette discipline où l’on combat avec les pieds et les poings… Portrait.

Une carrure fine et une petite taille, à première vue Jérôme Ardissone n’est pas du genre impressionnant. Pourtant, une fois monté sur le ring, le champion ne laisse que peu de chances à ses adversaires. Jeune mais pour le moins talentueux, il s’est déjà forgé un palmarès imposant en quelques années. Avec 6 titres de champion de France, un de champion d’Europe 2012 et un autre de champion du monde WKN cette année, on comprend vite pourquoi il est devenu le numéro 1 du full contact en France.

Il faut dire que Jérôme a été formé à la bonne école. Edmond Ardissone n’est pas seulement son père, il est aussi son conseiller, son entraineur mais surtout le premier français sacré champion du monde de full contact. C’était en 1984. Cet héritage, Jérôme en est fier, lui qui « représente la 6ème génération des Ardissone à Nice ».

Ce statut d’ambassadeur n’est pas seulement valable pour sa famille, il l’est aussi pour son club le « Ardissone Nice Full Contact». Aujourd’hui il est possible d’y pratiquer trois disciplines, la boxe, le kick boxing et donc le full contact. Fort de ses 150 licenciés, le club est en plein essor et ce n’est pas un hasard. Le jeune niçois avoue modestement que « son succès y a peut être un peu contribué ».

D’importantes échéances à venir

Depuis que le boxeur est devenu champion du monde de sa discipline, il ne s’entraine que dans un seul but : conservé son titre et pourquoi pas inscrire son nom au palmarès des quatre ceintures mondiales. La particularité de cette discipline réside bien dans son organisation. A l’instar de la boxe anglaise, il existe quatre fédérations internationales. Chacune d’entre elle organise ses championnats du monde et met en jeu sa propre ceinture.

Avant d’arriver à unifier les quatre ceintures, Jérôme Ardissone est conscient du chemin à parcourir. En plus des quatre heures d’entrainements quotidiens, il s’inflige un régime strict. « Je suis dans la catégorie des moins de 54 kg donc je n’ai pas intérêt à prendre de poids. Je suis à l’aise dans cette catégorie » concède-t‐il. Si Jérôme ne rechigne pas à faire des sacrifices, c’est aussi parce que de grandes échéances approchent. Le 7 décembre prochain, une délégation du club de Nice l’accompagnera en Écosse pour le supporter dans la conquête d’une nouvelle ceinture. « A l’approche du combat, je m’interdis les sucreries et même si ce n’est pas mon premier objectif de la saison, je reste vigilent ». Face à lui, le britannique Scott Allen défendra son titre.

Fin février la saison de Jérôme Ardissone connaitra son point d’orgue. A Nice, devant sa famille et ses amis – parmi lesquels Alexy Bosetti, attaquant de l’OGC Nice ­– il défendra sa ceinture WKN acquise en juin dernier. Pour tenter de lui déposséder de son bien, l’Argentin Ignacio Capplonch sera un concurrent costaud. Avec seulement 4 défaites en 58 combats, il est le principal adversaire du Français dans cette catégorie.

En attendant, le Niçois pure souche sera présent à l’Allianz Riviera pour donner le coup d’envoi de Nice – Nantes le 15 février prochain.

Dimitri Gressard