Formule 1 – Les flèches d’argent peuvent-elles jouer dans la cour des grands ?

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Le championnat du monde de Formule 1 a repris ses droits depuis presque 1 mois. Après deux Grands Prix, l’écurie Mercedes crée la surprise en réalisant un début de saison au-delà de ses espérances. La question est de savoir jusqu’où peut aller l’écurie ?

Présentée avant le début du championnat du monde comme outsider, Mercedes a montré dès les deux premiers Grands Prix de l’année qu’il fallait compter sur elle. Les flèches d’argent étaient vouées à pourchasser les tops teams comme Red Bull, Ferrari ou encore McLaren et Lotus mais il en est tout autrement. En Australie, le pilote Mercedes Nico Rosberg a remporté les deux premières séances de qualification de l’année, même si Vettel décrocha la pôle en Q3. Les deux monoplaces allemandes s’élançaient alors 3 et 6ème au départ de la course. Même si celle-ci fût moins flambante à cause de l’abandon du fils de l’illustre Keke Rosberg pour cause de problème électrique, les Mercedes avaient prouvé leur efficacité. Bob Bell, le directeur technique de l’écurie, affirmait d’ailleurs que la récente arrivée de Lewis Hamilton chez Mercedes avait insufflé une « bonne dynamique dans l’équipe ». Dynamique qui se confirma dès le Grand Prix suivant, en Malaisie.

« Pas de numéro 1 et de numéro 2 »

Bien que peu remarquées en séances d’essais libres et en qualifications, les monoplaces Mercedes ont réalisé la course parfaite sur le tracé de Sepang. Grâce à une bonne stratégie, le britannique Lewis Hamilton anticipait tout ses arrêts aux stands pour rester accrocher à sa troisième place, derrière les Red Bull du triple champion du monde Sebastian Vettel et de Mark Webber et devant … son coéquipier Nico Rosberg ! A l’issu du Grand Prix, Lewis Hamilton montait sur la plus petite marche du podium, mine fermée, tandis que Rosberg gardait en travers de la gorge sa quatrième place. La raison ? Ross Brawn, directeur de l’écurie, imposait au pilote allemand de rester quatrième, derrière le britannique, bien que ce dernier était plus lent en piste. S’en suit une polémique sur les consignes de course conclue par Lewis Hamilton : « Chez nous, il n’y a pas de numéro 1 et de numéro 2. Dès que j’ai commencé à discuter avec Mercedes, je leur ai dit que je voulais l’égalité entre les pilotes ». On retiendra surtout la belle performance de l’écurie allemande qui prouvait encore une fois sa valeur.

Le bon souvenir chinois

Mercedes joue donc les premiers rôles en ce début de saison. Au classement du monde constructeur, l’écurie est embarquée dans le même wagon que Ferrari et Lotus, les Red Bull étant déjà devant, les McLaren derrière. Les deux monoplaces de Lewis Hamitlon et Nico Rosberg sont attendues en Chine pour confirmer cette tendance sur le circuit de Shanghai. Circuit où Nico Rosberg s’était imposé l’an passé au volant de sa Mercedes.

Maxime Dewilder