Football : les clés du renouveau montpelliérain

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Seizièmes il y a moins de deux mois, les Montpelliérains n’ont perdu qu’à une reprise lors des huit dernières journées de championnat.

Samedi, en cas de victoire face à Bastia à la Mosson, Montpellier pourrait basculer pour la première fois de la saison dans le top 10 de la Ligue 1. Après une entame ratée, les hommes de René Girard ont redressé la barre. Grâce à leur victoire à Brest (2-1), ils occupent désormais la 11ème place et possèdent sept points d’avance sur le premier relégable. Le 4ème, qui sera qualifié pour la Coupe d’Europe, n’est plus qu’à quatre longueurs des Héraultais. Voici trois explications à cette embellie.

Une solidité défensive retrouvée

Montpellier doit son début de saison compliqué essentiellement à des lacunes défensives récurrentes. La meilleure arrière-garde de l’Hexagone l’an passé (34 buts encaissés) a sans cesse été modifiée au rythme des blessures, des suspensions ou des méformes. Depuis quatre matchs, René Girard aligne enfin le même quatuor (Congré/Yanga-Mbiwa/Hilton/El-Kaoutari) et cette stabilité paie : sur cette période, Geoffrey Jourdren et ses coéquipiers n’ont concédé que deux buts et inscrit neuf points.

Un groupe plus fort mentalement

L’équipe semble avoir retrouvé ses vertus de solidarité, et s’accroche, enfin. Une des forces du Montpellier version 2011-2012 était justement sa capacité à gérer un résultat. Dix victoires sur le score de 1-0 venaient illustrer ce constat. Cette maîtrise, disparue en début d’exercice (déjà 12 points de perdus après avoir mené au score), refait peu à peu surface. La victoire contre Bordeaux (1-0, le 25 novembre) en est le parfait exemple. A Brest, les Héraultais se sont imposés malgré l’ouverture du score adverse. C’est une première cette saison.

Cabella, taille patron

Quand le bateau montpelliérain tanguait cette saison, l’international espoirs (22 ans) était le seul à tenir son rang. Depuis deux mois, l’actuel leader aux notes de L’Equipe (6,36 de moyenne à égalité avec Zlatan Ibrahimovic) est étincelant. Auteur de cinq buts et trois passes décisives en championnat, le milieu offensif est passé en quelques mois du statut de joker de luxe à celui d’élément essentiel du dispositif pailladin. Les chiffres sont révélateurs de son importance. Sur les six défaites montpelliéraines en L1, cinq d’entre elles ont vu Rémy Cabella démarrer sur le banc de touche.

Sur les huit dernières journées, le MHSC est la troisième équipe la mieux classée avec 15 points récoltés, soit deux de moins que Lyon et Nice.

Ruben Selam