Football : Coupe du monde 2022 en hiver, une hypothèse dénuée de sens ?

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Jérôme Valcque a avalisé la possibilité de jouer la coupe du monde 2022 en hiver. Sepp Blatter, président de la Fédération internationale de football (FIFA), a démenti cette information. Pourtant, cette supposition n’est pas totalement saugrenue.  

Avec plus de 50°C en juillet, le Qatar est une fournaise pendant la période estivale. L’humidité est, quant à elle, à 80%. Même si les organisateurs qataris se disent prêts à organiser la coupe du monde à n’importe quel moment, l’instance internationale réfléchit à ce qu’elle se joue en hiver. « Les dates de la coupe du monde ne seront pas en juin-juillet. Franchement je pense que ça se jouera entre le 15 novembre et le 15 janvier au plus tard », déclare Jérôme Valcque, secrétaire général de la FIFA. Cette décision fait couler beaucoup d’encre. « C’est assez loufoque de l’annoncer trois ans après », relève François Paturle, journaliste à Nice Matin. Cette période pourrait empiéter le calendrier européen. Plusieurs compétitions se déroulent à ce moment : championnats et coupes nationaux, Ligue des champions et Ligue Europa. Mathieu Faure, journaliste à So Foot, pense que la FIFA a du temps pour s’adapter : «  Cela peut impacter sur trois saisons et handicaper les championnats européens, mais il reste huit ans avant le début de la compétition. Cela laisse une bonne marge ».

Vers les Jeux Olympiques du football

Disputer la coupe du monde en hiver peut susciter un bel engouement. Les conditions climatiques sont optimales. Le thermomètre affiche 25° C, comme le printemps européen. Avec une superficie de 11 586 km2, un peu moins que la région Ile-de-France, le Qatar offre un cadre idéal. « Organiser une coupe du monde dans un petit pays est un rêve. En une demi-heure, tu changes de stade. C’est une occasion de vivre une compétition dans une bonne ambiance », poursuit François Paturle. Une aubaine pour les joueurs, mais aussi pour les supporteurs. Dix stades sont regroupés sur 70 km2. Comme dans les villages olympiques. Cela peut être coloré. Une belle fête du foot. Un super évènement à vivre. « C’est largement mieux que de voir des footballeurs jouer sur des pelouses exécrables, dans des stades où les spectateurs sont frigorifiés », souligne Vincent Menichini, journaliste à Nice Matin.

La coupe du monde 2022 est encore loin, mais elle n’a pas fini de faire parler d’elle.

MOUSSA SARR 

Photo : Jérôme Valcque, secrétaire générale de la FIFA.  © Le Monde