Football – Amor Guglielmi : la ‘’Juve’’, son deuxième amour

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Amor Guglielmi arbore fièrement le maillot de Diego, ancien joueur de la Juventus. © juventus.fr

Parti avec d’autres supporters de son fan-club, Amor Guglielmi, fervent tifosi1 de la Juventus, a assisté hier à la victoire des Turinois en Ligue des Champions. Un succès 3-1 face à Copenhague, qui replace l’équipe de Pogba en bonne position pour se qualifier. Pour le plus grand bonheur d’Amor.

Il n’a pas dormi de la nuit. Non pas à cause de la victoire, mais plutôt parce qu’Amor commence son travail à 4h du matin. Fonctionnaire dans la voierie, il est désormais habitué à ce sommeil raccourci. Le président du Juventus Club de Nice ne compte plus tous les déplacements effectués à Turin et dans l’Europe entière. La « Juve », « c’est comme mon deuxième amour, après ma femme », avoue-t-il, avec un léger rictus. Natif d’Italie, ce passionné de football arrive en France à l’âge de douze ans. Avec un seul club pour le faire vibrer : la Vieille Dame. D’ailleurs, on sent toute l’émotion dans la voix de l’homme quand il s’agit de parler des Turinois. « C’est mon club. D’ailleurs, à chaque fois que je me rends au stade, j’ai toujours cette adrénaline indescriptible, comme si j’y allais pour la première fois », confie Amor.

Une fierté

Mais quand on évoque la Juventus de Turin, c’est aussi un sentiment de fierté que dégage le personnage. D’abord, le club en lui-même. « On revient au premier plan. On a toujours été un grand club, on reste le club plus titré, et ce n’est pas pour rien. Quand on parle football en Italie, on pense immédiatement à la Juve ! », s’exclame l’homme de 46 ans. Puis les tifosi. Les fan-clubs des bianconeri2sont nombreux en France. D’ailleurs, Amor Guglielmi informe qu’ils sont tous en contact permanent. La passion de la Juventus se vit ensemble. Hier, ils étaient dix au départ de Beausoleil pour Turin. Et d’autres supporters venus de Grenoble, Lyon ou Marseille les ont rejoints.

Amor apprécie également le nouvel écrin du club. Pour lui, les tifosi se sentent plus près des joueurs. « Un peu comme un stade à l’anglaise », compare-t-il. Cet habitué du Virage Sud au Juventus Stadium concède toutefois ne pas effectuer tous les déplacements. « On en fait le plus possible. Mais par exemple, pour le prochain match de Ligue des champions à Istanbul (le 10 décembre prochain), on ne pourra pas y être. Ça nous coûte une ‘’blinde’’ ». En attendant dimanche soir, et le match contre l’Udinese, Amor ne perd pas son sens de l’humour. « J’ai une nuit de sommeil à rattraper ».

Nicolas Santini

1Tifosi : les supporters

2Bianconeri : (les Blanc et Noir, surnom des joueurs de la Juventus)