Fin du bal au Virgin de Nice

0
102
Les soldes ne suffisent pas à attirer du monde au Virgin Megastore de Nice.

Alors que Virgin Megastore a déposé le bilan hier, le magasin niçois reste bien calme à l’heure des soldes. Malgré les promotions, les clients sont rares. Ambiance.

« C’est un jour normal », selon Vanessa. Vendeuse au rayon papeterie, elle a tout le temps de ranger des classeurs. Seul un couple achète un stylo et un cahier. Juste à côté au rayon musique, un peu plus de monde mais rien de remarquable. Si un mélomane emporte plusieurs disques,  à peine vingt personnes se baladent dans la partie phare du magasin.

Promotions dans le vide

Six DVD pour 30 euros, quatre CD pour 20 euros, un livre offert pour deux achetés. Les soldes auraient pu améliorer le sort du distributeur. Même pas. « Cela ne change rien, il y a rarement plus de monde », dit Vanessa. Par rapport à la Fnac niçoise, le bilan est maigre. « Peut-être que ce sera un peu mieux ce week-end » ajoute-t-elle cependant. Comme dans tous les magasins.

« Les cartes cadeaux sont bien utilisées quand même, les gens ont sûrement pris peur en voyant le dépôt de bilan » affirme Vanessa. Les gâtés des fêtes de fin d’année se sont en effet dépêchés. « J’avais 50 euros sur la carte que j’ai eue à Noël, je ne voulais pas prendre de risque » confirme Jérôme, un jeu vidéo à la main.  Les Megastore français ne fermeront pas tout de suite, mais les clients préfèrent assurer le coup.

Bientôt les adieux

Alors que les 1000 salariés de l’enseigne risquent de perdre leur travail, Vanessa ne s’inquiète plus vraiment. « Notre sort est entre les mains de la justice, c’est au tribunal de trancher ». Les employés ne se font plus d’illusions, leurs postes ne tiennent qu’à un fil. Si le tribunal de commerce de Paris engage la liquidation judiciaire, ils devront rentre chez eux. « Honnêtement, je serais content que ce soit le cas, avoue Éric, client, près de l’entrée. C’est trop cher chez Virgin, je suis venu voir si des promotions spéciales existaient pour acheter quelques livres », rajoute-t-il.

Les caisses, à côté de lui, sont peu fréquentées. Ça sent la fin de parcours.

 

Baptiste Paquelier