F1 : Räikkönen, l’étoile du Rocher ?

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A quelques jours du Grand Prix de Monaco, les pilotes de Formule 1 et leurs écuries souhaitent marquer les esprits. Et parmi les postulants, un homme se détache, le Finlandais Kimi Räikkönen, qui pourrait bien damer le pion au leader du championnat Sebastian Vettel. Un point sur ses atouts.

Le 25 mai prochain, la principauté vibrera au son des pneus et du bitume incandescents. Une ambiance surchauffée pour peut-être couronner Kimi Räikkönen.

Rigueur scandinave

Pour celui que les médias surnomment « Iceman » pour sa capacité à garder la tête froide et son tempérament réservé, la course n’est pas qu’une question de vitesse. Et c’est de là que vient sa force. Le Finlandais est un fin stratège qui n’a pas peur de ralentir. Dans ces jeunes années en professionnel « Kimster » tentait le tout pour le tout : il est celui qui en 2003 a remis en question la suprématie de Ferrari et de Schumacher en arrivant à la deuxième place du classement à 1 point de la Scuderia. Et c’est justement grâce à la tactique made in Ferrari que le Finlandais s’est imposé en haut du podium en 2007.

Arrêts aux stands décalés, remontées fulgurantes, virages millimétrés, Räikkönen se forge une conduite irréprochable et un mental d’acier. Intransigeant envers lui-même, travailleur acharné, accroc aux siestes avant les départs, la seule chose qui fait vibrer Kimi Räikkönen : c’est la course ! Qu’importe l’adversaire pourvu qu’il y ait l’adrénaline.

Kimi Räikkönen, the Iceman (photo : Getty Image)

Comme un ouragan

Depuis son grand retour en F1 après la case rallye (2009-2012), Iceman a tout pour être champion. Seul pilote à être entré dans les points à chaque course avec Vettel, la saison dernière, cette année il enchaîne les succès. Pour le Grand Prix d’Europe en Espagne, il se hisse pour la 3ème fois d’affilée à la deuxième place, totalisant ainsi son 4ème podium en 5 courses.

Plus constant et motivé que jamais, le Finlandais a toutes ses chances sur le Rocher. Il maîtrise sa vitesse, sa trajectoire et ne commet aucune erreur autant sur les démarrages que pendant les courses. Le directeur de Lotus Éric Boullier soutient les choix du Scandinave : « Il est toujours un cran en-dessous de la prise de risque. Quelques fois, il est peut-être même un peu trop conservateur, mais on se rend compte que ça marche ».

Actuellement, deuxième au classement des pilotes à 4 points derrière Sebastian Vettel, Kimi Räikkönen peut passer en tête au Grand Prix de Monaco. Pour l’unique circuit urbain de la saison où les erreurs sont fatales, Iceman devra dérouler toutes ses qualités de stratège et de tacticien. Son but ? Sortir son épingle du jeu et inscrire une deuxième fois son nom au palmarès monégasque après sa victoire en 2005.

Onnea Kimi !*

* « bonne chance Kimi » en finnois

Lysiane Tréguier