Exposition Denis Brihat : la nature morte réanimée

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Au Théâtre de la Photographie, les kiwis de Denis Brihat fascinent. (Crédit : AL)

Depuis le 19 octobre, le Théâtre de la Photographie et de l’Image de Nice rend hommage à un grand maître de l’argentique. Denis Brihat expose son art : des natures mortes dynamisées par la technique.

Sublimer le quotidien, Denis Brihat y a consacré sa passion. De 1958 à aujourd’hui, l’autodidacte a réussi son pari. Avec lui, oignons, kiwis, liquide vaisselle retrouvent un charme insoupçonné effacé par la routine ; « des objets du quotidien transcendés par la technique », explique Sonia Duchatel, Médiatrice culturelle au Théâtre de la Photographie de Nice.

Amoureux de la nature, « écolo » avant l’heure, c’est sa personnalité qui l’a guidé. Dans sa chambre noire, à manier l’argentique, il a expérimenté pour trouver des méthodes, pour glorifier « l’ordre naturel ». Preuve que la nouveauté ne réside pas que dans le numérique. Pour Sonia Duchatel, le photographe a la reconnaissance qu’il mérite. Depuis les années 50, « il est entré dans l’Histoire de la photographie, comme un marginal travailleur et exigeant. Sur des séries de 400 photos, il n’en garde que quatre ».

Au Théâtre de la Photographie, les kiwis de Denis Brihat fascinent. (Crédit : AL)

A travailler l’ordinaire, Denis Brihat fait de ses photographies une œuvre accessible à tous. Avec pédagogie, il réapprend aux visiteurs à contempler ces petites choses simples souvent oubliées. Jacques, un admirateur, le confirme : « Il réussit à rendre beau des objets sur lesquels on ne poserait pas ordinairement le regard ». Claude, sa femme, acquiesce : « On dirait des tableaux. La nature est mise en valeur très simplement ».

Une seconde vie pour des sujets vulgaires exposés avec finesse et subtilité jusqu’au 3 février 2013

Andréa Lebourgeois / Maxime Raton