Evan Fournier peut-il percer en NBA ?

0
266

« Il va jouer pendant 10 ans en NBA ». Ce sont les mots de George Karl. Expérimenté, le coach de Denver sait de quoi il parle. Grâce à lui, des meneurs et arrières sont devenus des stars : Gary Payton, Michael Redd, Doug Christie, Ty Lawson. Evan Fournier pourrait être le prochain sur la liste mais la chemin est encore long.

Evan Fournier (à droite) a pris de l’ampleur grâce à Ruddy Nelhomme (à gauche) – lnb.fr

Arrière de base, son « petit » mètre 98 lui octroie surtout un rôle de meneur en NBA. Sauf qu’aujourd’hui, percer à la mène nécessite d’énormes qualités : marquer, passer, prendre des rebonds, intercepter, dynamiser le jeu… C’est le poste phare, le plus dense de la ligue. Et à Denver, la place est bouchée. D’abord par Ty Lawson, leader incontesté de l’équipe. Puis par Andre Miller, vieux briscard de 37 ans, toujours performant.  Même constat à l’arrière. Corey Brewer et Andre Iguodala sont indélogeables. La preuve : entre février et mars, Fournier n’a joué qu’une dizaine de match avec un temps de jeu très faible. Peut-être aurait-il intérêt à aller voir ailleurs. Pour Ruddy Nelhomme, son ancien entraîneur à Poitiers, ce n’est pas une fatalité. « C’est intéressant de pouvoir se confronter aux meilleurs. Comme on dit, il faut trouver la bonne place entre la concurrence, la confiance du coach… On verra dans un ou deux ans. Après ce n’est pas toujours bon d’aller dans une équipe trop faible non plus ».

Evan n’a que trois années en professionnel derrière lui et n’a jamais joué en compétition européenne. Le très haut-niveau, il ne l’a pas connu avant. Son manque d’expérience n’est pas un problème selon Ruddy Nelhomme « George Karl connaît ses qualités. S’il joue peu, c’est surtout parce que l’équipe est très forte et bien en place. Ce qu’il montre actuellement va peut-être pousser son coach à le mettre plus souvent sur le parquet ».

Mais Evan a du tempérament. C’est un bosseur, un éternel insatisfait pour Ruddy Nelhomme. « Sa saison a commencé dernièrement parce qu’on lui a donné du temps de jeu. Il avait déjà eu quelques bribes de match. Mais il va s’accrocher. Il a un mental très fort ». Et George Karl le voit. Il lui fait désormais confiance. Avec la blessure de Ty Lawson, Fournier a gagné du temps de jeu, et l’utilise à merveille. Homme du match face à Brooklyn la semaine dernière, il a encore brillé le 3 avril face à Utah. A deux semaines du début des playoffs, le Français prouve qu’il mérite de jouer davantage. Ruddy Nelhomme est prudent quant à l’avenir de son ancien protégé. « Il faut être patient, il est jeune. Il faut voir comment cela va se passer. Voir comment il va gérer les blessures, les sollicitations, les différentes expériences… On  jugera dans quelques années ».

Dorian Tillard


Warning: A non-numeric value encountered in /home/ecoledujie/news/wp-content/themes/Newspaper/includes/wp_booster/td_block.php on line 998