Etudier à l’étranger : entre rêve et réalité

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L’IAE, l’Institut d’Administration des Entreprises, de Nice ouvre aujourd’hui ses portes. L’occasion pour les futurs étudiants de découvrir les différentes formations proposées par cette école universitaire de management. Notamment en ce qui concerne son rayonnement à l’international. Une offre qui intéresse des étudiants, souvent vites découragés face aux frais. 

Dès le début de la journée portes ouvertes, une quinzaine de personnes s’affairent déjà autour des stands. Lisa, étudiante en troisième année d’une licence d’éco-gestion, regarde les prospectus. Ce qui l’intéresse, c’est de partir : « Je ne sais pas encore quel master je veux faire. Tout ce que je sais c’est que je veux pouvoir partir à l’étranger par rapport à mon projet professionnel. »

Pour avoir de plus amples renseignements, elle va voir Virginie Moro-Garcia, assistant ingénieur de recherche et formation. Elle lui expose les différents masters proposés par l’IAE et le rayonnement à l’international : « Nous avons 185 partenaires internationaux avec un bon taux d’insertion en fin de cursus. Un de nos anciens élèves, désormais enseignant ici, travaille à Los Angeles par exemple. » Les destinations anglophones étant les plus prisées des étudiants Français.

Si Lisa semble intéressée, elle n’oublie pas de poser la question cruciale : celle du prix. En ce qui concerne la formation en elle-même, rien de plus que les frais de dossiers, comme pour tous cursus universitaire public. Mais pour ce qui l’intéresse le plus, partir à l’étranger, c’est une autre histoire.

Des tarifs élevés pour partir à l’étranger

Lisa est redirigée vers Marie-Ange Mario, adjointe aux relations internationales : « Tu peux partir en Europe avec Erasmus, ou sinon à l’international avec l’ISEP ou des programmes spécifiques. »

Pour l’Erasmus, les seuls frais sont ceux liés au déplacement et à l’hébergement. Avec l’ISEP, un programme américain pour partir étudier dans des universités de renommée mondiale, les coûts d’inscription sont élevés : de 3 500 à 20 000 € selon le programme et l’université choisie. Les différentes bourses de mobilités qui existent ne prennent en charge qu’une infime partie des frais et ne sont pas toutes cumulables.

Marie-Ange Mario reconnaît que ce sont des programmes « réservés en quelque sorte à une certaine élite. Les sélections sont très sévères et les tarifs en découragent plus d’un … »

Même si sur le papier, l’international est un atout de l’IAE, au final, peu d’étudiants font le choix de partir. L’année prochaine, seule une centaine d’étudiants devraient se rendre à l’étranger, dont 44 avec Erasmus, sur les 1 300 inscrits.

Chloé Devilliers & Claudia Ferreira